Système de santé au Québec …

Jeudi 18 – Vendredi 19 avril 2019

J’avoue que j’ai honte de notre système de santé. Hier, j’ai amené ma fille à l’urgence car elle se plaignait de forts maux de ventre, elle vomissait tout ce qu’elle mangeait et était mélangé à du sang. Ça m’a paru assez sérieux pour que l’urgence soit l’endroit tout indiqué. Nous sommes arrivés vers 10h30 du soir. 10 heures plus tard, on appelait ma fille pour qu’elle se fasse examiner. Il a fallu insister, repasser 3 fois au triage pour espérer voir un médecin ! Malgré tout ça, bien des personnes sont passées avant sous prétexte que pour ma fille, c’était plus compliqué ! Je n’en reviens tout simplement pas ! Nous sommes allé à l’hôpital Fleury et nous avons appris qu’il y avait un seul médecin de nuit pour tout l’hôpital. Je me demande aussi la réelle signification du “Urgences” dans ce cas … Je ne blâme pas le malheureux qui doit faire son possible entre les patients des chambres de l’hôpital, les civières qui arrivent en ambulance et qui sont prioritaires, et puis les autres qui le sont moins, mais ce qui me désespère encore plus c’est de vivre dans un système de santé qui trouve normal que 9 à 10 heures d’attente en moyenne, c’est la normalité (des mot de la préposée qui travaillait bénévolement ce matin) ! Durant ces dix heures, ma fille se tordait de douleur, allait aux toilettes pour vomir toutes les 10 minutes … la nuit fut longue et jouait aussi sur notre patience. “Pourquoi est-ce si long” … me disait-elle. Ce n’est pas une entorse ou une coupure, mais des spasmes au niveau de l’estomac … et je sais que c’est douloureux. J’ai honte de notre système de santé parce qu’en étant présent durant ces 10 heures, j’étais aussi stupéfait par le nombre d’employés qui défilait dans cet hôpital, qui semblaient être plus important que le nombre de patients, une administration lourde et surement un peu inutile sachant que bien des processus pourraient surement être simplifiés pour le bienfait de tous. Honteux de ne pouvoir me fier à un gouvernement qui ne fait rien pour conserver et encourager les médecins ici, même si, j’en suis persuadé, on va me sortir des statistiques me prouvant le contraire, mais ces dernières ont été incapables de me le démontrer ce soir. Bref ma fille est finalement restée en quarantaine après plus de 10 heures d’attente. Je n’ai pas non plus mangé depuis (la seule machine distributrice ou nous étions était en panne), je sens le fauve car je rentrais du sport quand ma fille m’appelé et maintenant il est 10h00 du matin et ma journée de travail commence …

Samedi 20 avril 2019

Marine … suite. Ma fille Marine aurait peut-être contracté une mauvaise bactérie, la fameuse “C. Difficile” (Clostridium difficile). Ça n’est pas une très bonne nouvelle, mais elle est en observation et est entre de bonnes mains (même en sous-effectifs), les infirmières sont attentionnées et dévouées à leurs patients. Marine attend l’avis d’un deuxième médecin pour s’assurer que le diagnostic est correct, mais les symptômes sont effectivement ceux de cette bactérie qui peut être ravageuse si elle n’est pas traitée rapidement. Ce qui est malheureux c’est que c’est contagieux, et aucune mesure n’a été prise durant ces 10 heures à attendre entouré d’autres personnes fragiles et potentiellement malades ! Les symptômes m’ont quand même alerté mais les coupures dans les hôpitaux n’ont pas rendu la tâche facile aux employés, je dirais même que ça a rendu les tâches plus dangereuses, ma fille en est un bon exemple, allant dans les toilettes à répétition, cette bactérie pouvait se propager facilement … espérant que le diagnostic ne soit pas aussi négatif, ou que les médecins se soient trompés. Si ce n’est pas le cas, l’hôpital est quand même un endroit où ma fille est en sécurité, mais en même temps, je suis aux aguets des faux pas dans cet univers administratif ou la charge de travail est plus dans les papiers que les soins de santé … Elle est sous observation, dans l’unité d’urgence de l’hôpital, un endroit bruyant et sans organisation. On a demandé 4 fois à Marine de faire des tests, parce que les infirmières précédentes n’ont pas transmis l’information. Les repas sont froids et les alarmes lumineuses ne servent pas à grand-chose, tant les infirmières les éteignent en promettant de revenir plus tard ! Marine semble à bout de nerfs, elle ne peut dormir, demander une couverture car elle a froid tient du miracle et certaines infirmières sont désagréables et condescendantes, on semble même les déranger ! Nous sommes passé la voir vers en milieu de journée. En me renseignant à une des préposées présente dans le bureau de l’urgence, elle m’annonça que Marine allait être transférée dans une chambre individuelle, mais qu’il fallait attendre qu’elle soit désinfectée à cause du haut taux de contagion de ma fille. D’ailleurs, personne ne nous a demandé de nous protéger avec un masque, des gants et une jaquette jaune quand nous sommes allés la voir, alors que la deuxième fois, un peu plus tard dans la journée, oui !

Dimanche 21 avril 2019

Transférée à la chambre 703, Marine a retrouvé ses couleurs et son calme. Les infirmières et infirmiers sont adorables. On n’a l’impression que la zone de guerre a disparue ! On nous demande de nous protéger, bien que la porte soit grande ouverte. Marine attend encore le résultat d’autres tests. On n’exclue pas encore la “C.Difficile“. Bref, c’est l’attente du médecin généraliste et du gastro-entérologue, sans doute plus tard…  Texto de marine vers 14h45, elle a finalement reçu son congé de l’hôpital ! Pour faire une histoire courte, le médecin, un Zorro qui se promène dans l’hôpital voulait garder ma fille pour d’autres examens, quant au gastro-entérologue, elle lui a donné son congé.  Marine me racontait avec humour quelle a finalement pu aller aux toilettes sans sang dans les selles et qu’elle a aussi pu se soulager en pétant ! Jamais ces pets ne lui ont paru aussi libérateurs ! Le bon médecin spécialiste lui a expliqué que son cas était un mauvais concours de circonstances. Les antibiotiques pris la semaine précédente pour guérir sa bronchite et sa sinusite, l’on affaibli et déshydraté. Un virus de la gastro attrapée en même temps, a irrité ses parois intestinales, puisque la gastro a aussi cet effet de déshydrater le corps, et le sang retrouvé dans ses sels et son vomit étaient provoqués par cette déshydratation intense, créant une inflammation de l’intestin d’ou le sang dans les rejets. Le soluté pris depuis 3 jours a réhydraté son organisme, et ce ne fut là qu’une question de temps avant que le corps élimine la mauvaise bactérie et reprenne ses droits. Bref, Marine est maintenant chez elle, en train de prendre une douche réparatrice et se repose avant de profiter du dernier jour de vacances du congé pascal.

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Les Sony RX100 Mark VA et VI … et les autres

Dernière mise à jour, juillet 2019.

Sony RX100 Mark VI
La génération des appareils ultra-compacts de Sony RX100 sont extrêmement populaires par leur incroyable qualité d’image et leur vitesse d’autofocus fabuleusement rapide (0.03s.). Récemment cet appareil s’est doté d’un nouveau modèle : le Mark VI avec, entre autres choses, un autofocus plus rapide (0,03 seconde versus 0.05 pour le Mark VA), un meilleur stabilisateur d’images, un processeur plus puissant et plus rapide et l’ajout d’un zoom plus performant (24-200) mais au détriment de moins de lumière (ouverture à 2.8) comparé à son petit frère, le Mark VA qui possède un zoom de 24-70 mais ouvre à 1.8, et qui fait de ce dernier, la référence des compacts de rue … Le gros dilemme du Mark VA (pour ma part) est qu’il n’a pas de Bluetooth et ne permet pas le géotagging avec l’application « Imaging Edge Mobile » et bien entendu n’a pas le super zoom de son grand frère le Mark VI, plus quelques autres petits détails mais reste un excelent appareil avec des images lumineuses et précises grace à une ouverture 1.8/2.8.  Une des grosses faiblesse de cette série des modèles RX100 est l’impossibilité d’y connecter un micro externe pour bénéficier des avantages et la simplicité de la video 4K. La qualité du micro interne laissant vraiment à désirer … Le seul moyen étant d’en utiliser un externe et de faire un montage avec un système de clapping pour la synchronisation du son, ce qui nécessite l’édition et la synchronisation de l’image et du son de façon manuelle.

Le choix entre ces 2 modèles est donc à faire en fonction de vos besoins. Le Mark VI est un boitier à tout faire, alors que le Mark VA reste excellent pour les photos de rues, portraits, images rapprochées, etc. … Voici 2 liens qui comparent bien les 2 produits :

https://cameradecision.com/compare/Sony-Cyber-shot-DSC-RX100-VI-vs-Sony-Cyber-shot-DSC-RX100-VA

https://www.trustedreviews.com/news/sony-rx100-vi-vs-sony-rx100-v-whats-new-upgrade-3481984

Juillet 2019 : Mise à jour avec la nouvelle version Mark VII

Sony vient d’élargir sa gamme de produits avec la version VII du RX100. Les 2 plus gros changements sont l’ajout (enfin) d’une prise jack 3.5 mm pour y brancher un microphone externe et le changement de version du processeur BIONZ X, plus puissant, aussi utilisés sur les caméras Sony Alpha 9 et A7R III/IV. Quelques autres améliorations permettant le suivit des yeux rouges, un meilleur tracking avec 357 points de détection de phase pour l’autofocus, qui passe aussi de 0.03 à 0.02 seconde ! La vidéo 4K a aussi été améliorée par 8 fois (selon les spécifications) utilisant une meilleure stabilisation d’images. Autre petit avantage, la batterie à une meilleure autonomie, passant de 240 à 260 prises de photos en moyenne.

Best buy ! : https://techcrunch.com/2019/09/17/the-sony-rx100-vii-is-the-best-compact-camera-you-can-buy/

Comparatif de tous les modèles RX100 …
https://photographylife.com/sony-rx100-series-comparison

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Voyage en Chine … (27 novembre au 13 décembre 2018)

Planifié depuis des mois, nous étions très fébrile à vouloir revoir nos amis et la famille de ma femme Yin, en Chine. Après notre arrivée à Shanghai ou nous ne sommes pas restés, notre voyage nous a emmené à Hangzhou, Gangzhou, Shengzhen, Hong-Kong et Macao …

Voyage-chine-avion

Le téléphone Mobile est devenu le moyen de communiquer privilégié des chinois. Avec ce dernier vous pouvez payer le petit vendeur à la sauvette aussi bien que vos achats au centre commercial ou vos factures à la banque. En fait, le cellulaire est devenu l’extension de votre vie quotidienne, car au-delà de l’application universelle « WeChat » qui permet de discuter en ligne, à votre grand-mère de partager vos photos ou encore d’être votre portefeuille virtuel, l’application vous sert aussi de référence pour votre cote de crédit ! Mais il peut aussi remplacer les billets de métro, et c’est sans compter toutes les applications utiles que vous pouvez utiliser dans votre vie quotidienne. À la différence d’autres pays, ici les applications sont uniques et « WeChat » fait partie de cette préférence. Pas de concurrent donc pas de complication à utiliser d’autres menus ou façon de faire, c’est la seule application reconnue ici et ça fonctionne très bien ! Définitivement, la Chine à une longueur d’avance dans le domaine des communications et elle a su tirer profit des possibilités qu’offre le smartphone en général et de l’unification d’une seule plateforme de travail qu’est WeChat. Prenez le métro ou promenez-vous dans les grandes villes de chine et vous verrez que tous les chinois, jeunes ou vieux, sont accaparés par leur petits smartphones et ils le leurs rendent bien. C’est pratique, rapide et efficace. Les liens internet, adresses, numéros de téléphone ou toute information pertinente autrefois trouvée sur une carte d’affaires sont aussi uniformisés sous forme de « QR Code », et vous les trouverez partout ! Le lien de votre restaurant préféré sur une affiche du métro, le magasin de chaussure le plus proche, votre hotel, etc. ces codes, peu utilisés en amérique du nord, sont la norme en chine ! Pourquoi faire compliqué avec une multitude de produits différents quand un « QR Code » le fait pour tous ! Bien entendu, cette adaptation technologie ne va pas sans contrepartie, ce pragmatisme a un coût. Cette application anodine, qui nécessite que votre carte d’identité chinoise reflète votre véritable identité et non un avatar inventé ou fantaisiste, régule aussi votre mode de vie, vous permet ou non de faire vos achats quotidiens, vous autorise ou pas à prendre les transports en commun, bride vos recherches déjà très filtrées en Chine. Accaparé au point de ne plus voir ce qui se passe autour de vous, ils rendent les individus encore plus centrés sur eux même. Bien que ce fait de société ne soit pas unique à la Chine, il est cependant omniprésent dans les villes et la vie quotidienne.

La sécurité est aussi visible dans les grandes villes, les caméras y sont installées partout, les agents de police sont très présents, près des hotels internationaux pour vous aider, dans les principales rames de métro pour chaque porte, etc. On s’y sent en sécurité.

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Réserver un hôtel, un train ou un avion en Chine avec Internet c’est simple. Il y a quelques années, Yin, ma femme, passait de longues heures à consulter les sites chinois pour trouver la meilleure aubaine du moment, mais les choses ont changé ! Les sites web chinois n’acceptent pas toujours vos cartes de crédit et vous demandent maintenant de payer via votre téléphone ou votre compte WeChat. Certaines aubaines ne sont donc plus disponibles pour les touristes étrangers, même chinois. Il nous a fallu par exemple prendre le TGV de Hangzou à Gangzhou et nous rendre à la gare pour acheter nos billets (avec nos passeports). Les offres des vols d’avion, bien qu’a un prix promotionnel identique au train, ne nous étaient pas accessibles si nous n’avions pas un compte bancaire lié à notre compte WeChat ! On comprend donc que ces offres ne sont réservées qu’aux populations locales et les touristes doivent payer le prix fort pour ces services. Le site web par excellence pour réserver un hotel est « Booking.com ». Accessible depuis l’étranger et largement publicisé en Chine, ce site centralise toutes les offres depuis une même plateforme. Ne cherchez pas d’autres sites, celui-ci fonctionne très bien ! Une fois votre chambre réservée, rien n’est débité de votre carte bancaire et vous paierez au comptoir, avec votre carte de crédit qui fonctionne encore pour les touristes dans les hôtels internationaux.

Les cartes de crédit ne sont donc acceptées que dans les grands centres, la plupart des magasins et les grands hôtels. L’argent cash est aussi de moins en moins utilisé, aussi bien au dépanneur du coin ou dans les grandes surfaces. Certains vont même refuser vos achats et vous ne pourrez donc rien faire si vous n’avez pas un compte en chine reliée à l’application WeChat ou tout autre application bancaire reconnue en Chine sur votre téléphone, réservés habituellement aux chinois. C’est un changement radical depuis la nouvelle politique du président actuel, tourné vers l’avenir et la technologie.

Pour appeler en Chine, rien de mieux que d’acheter une carte « SIM » et l’insérer dans votre téléphone, mais attention, les téléphones nord-américains ne sont pas compatibles avec le réseau 4G actuel (et bientôt 5G) de la Chine. Il vous faudra donc un téléphone chinois. Quant aux forfaits, « China Mobile » nous a proposé pour 100 Yuans (16$CAD), 2 mois de communications illimité en chine, incluant 60Go de données Internet (30Go par mois) ! On est très loin de nos forfaits Canadien de 8Go à 70$/mois ! (Chez Fido par exemple).

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Pour bénéfificier du WiFi durant notre périple, voici une petite astuce que nous avons utilisée : le cellulaire chinois que nous avions était activé en mode « hot spot WiFi » afin de bénéficier du WiFi ou que nous nous trouvions en chine, partagé sur nos téléphones nord-américains et ça fonctionne très bien ! Attention, Facebook et Google, ainsi que tous les produits dérivés de Google (gmail, Google map, etc.) sont bloqués en Chine, et plusieurs autres sites web populaires. Par contre, Apple et Microsoft ne le sont pas, « Maps » (de Apple) et « Bing » (outil de recherche de Microsoft, équivalent à Google) fonctionnent très bien. Bien entendu, la chine a son propre moteur de recherche : « Baidu » (百度) qui signifie « Cent degrés » en chinois.

La pollution est un réel problème dans l’empire du milieu, et ça se voit ! Durant notre première semaine passée à Hangzhou, jamais nous n’avons vraiment pu voir le ciel et les étoiles ! Dans un premier temps, nous pensions que c’était un brouillard, mais après quelques jours, ce brouillard était permanent et nous ne voyions pas les montagnes ou les bâtiments à plus d’un kilomètre. Le voyage en TGV de Hangzhou (environ 100km de Shanghai) jusqu’à Gangzhou (Sud de la chine, près de Hong Kong), ce même brouillard fut omniprésent tout le long du voyage, autant dans les villes que la campagne et commença seulement à se dissiper vers le sud de la Chine, à Gangzhou ou nous avons pu finalement voir le ciel bleu et les nuages !

Hangzhou-brouillard-permanentPolution permanente à Hangzhou… On ne voit pas à plus d’un kilomètre …

Bien que la Chine soit encore très dépendante du charbon, (66% de toute leurs énergies y sont encore produites avec), beaucoup d’efforts sont fait pour diminuer cette pollution. Pas de motos ou de scooteur à essence, ils sont électriques ainsi que beaucoup de vélos et beaucoup de bus et de voitures qui sont soit hybrides ou tout électriques. Le réseau du TGV a aussi été largement été introduit en Chine et y est très bien entretenu et efficace, augmentant ainsi leur empreinte écologique et permettant le transport plus facile pour la population. La Chine est aussi le plus gros producteur de véhicules verts au monde ! Depuis 1 ou 2 ans, la nouvelle politique du parti impose aux fabricants de véhicules, des quotas progressifs de production pour qu’en 2030, tous les véhicules produits en Chine soient uniquement électriques !

À Shengzhen, tous les taxis sont électriques. Shenzhen, pays de nombreuses manufactures d’objets électroniques nous a peu déçu. C’est une grande et nouvelle ville avec des avenues larges mais peu d’histoire. Les habitants y sont là pour le travail principalement, et il y a peu d’activité touristique.

Shenzhen-metroShenzhen-metro

Les contrôles en Chine dans les endroits publiques (transports, métros, parc publics, musés, etc.) sont aussi omniprésents. Comme dans bien des grandes villes d’Europe, les machines à rayon X sont installées dans tous les métros et les gares. Pour voyager en train, visiter les grands musés, faire une balade en bateau mouche (ou l’équivalent) à Gangzhou par exemple, il vous faudra votre passeport. Gardez-le donc toujours avec vous.

Shenzhen-police

À notre arrivée en Chine, l’immigration et la douane ont pris une photo et nos empreintes digitales, et ce processus c’est répété plusieurs fois durant notre voyage. Quand nous avons été à Hong Kong et Macao, il nous a fallu aussi traverser la douane et l’immigration de chaque côté. C’est long et obligatoire, même si ces îles appartiennent à la chine, leurs statuts sont quand même différents. Par exemple, il n’y a pas de taxes à Hong Kong, c’est la raison pour laquelle beaucoup de chinois y vont faire leurs emplettes. Mais aller à Hong Kong pour un chinois nécessite une autorisation qui prend jusqu’à 7 jours ouvrables pour être délivrée … Traverser Hong Kong pour aller à Macao, le pays des Casinos et ancienne concession Portugaise, il faut prendre un pont de 22 km qui sépare les 2 iles. Ce pont maritime est le plus long du monde ! Il commence par un tunnel sous la mer depuis Hong Kong et se termine sur la mer pour un trajet total d’environ 33 km durant près de 30 à 45 minutes en bus .

Durant notre visite à Hangzhou, nous avons été dans la plus vieille pharmacie de la ville, pour guérir quelques mauvaises toux de Yin. Herbes et odeurs nous envahirent à l’entrée du batiment. Le rendez-vous pris sur place, la rencontre avec le médecin fut presque immédiate !

Hangzhou-pharmacie
Hangzhou-pharmacie

La médecine chinoise est avant tout préventive, essayant d’équilibrer les forces positives et négatives du corps, le « Ying » et le « Yang ». Cette méthode ancestrale commence à être connue par la médecine occidentale et souvent utilisée pour prévenir et guérir de petits maux. Quand nous sommes arrivés dans la petite pièce carrée, entourée de fumées d’encens, 3 personnes étaient présentes, des aiguilles plantées sur les mains, la tête, les pieds et le cou ! Sans intimité, le médecin plantait là d’autres aiguilles à un autre patient qui se plaignait de douleurs au dos. Après quelques discussions avec le thérapeute, ma femme est repartie avec une mixture très amère garantissant l’arrêt de sa toux dans les 8 jours. Nous avons pris un thé médicinal offert à tous dans la pharmacie et continuèrent notre périple.

Hangzhou-alcool-rizHangzhou, fabrication de l’alcool de riz à l’ancienne près du “grand lac”…

Hangzhou-budaHangzhou, très beau Boudha dans la vieille ville …

Hangzhou-petit-roiHangzhou, un enfant “roi” se fait photographier pour le folklore …

Gangzhou est une très belle ville. Avec plus de 3500 ans d’histoire, ses parcs, l’université de Jinan très poupulaire et ses musés sont un ravissement pour les yeux et un plaisir à visiter.

Gangzhou-Jinan-UniversityGangzhou-Jinan-University

L’influance européenne y a aussi laissé son empreinte …

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Non, ce ne sont pas les images d’une ville déserte, post-appocalyptique. La nature est omniprésente, les autoroutes sont bordées de fleurs et de plantes, ce qui donne parfois des paysages décallés avec le béton des villes modernes !

Gangzhou-highwayGangzhou-highway
Nous avons beaucoup apprécié la ville de Gangzhou, tant par le climat qui peut être très chaud l’été, que par sa beauté et son histoire, nous promettant d’y revenir pour en découvrir un peu plus dès que nous en aurons l’opportunité. Ma femme y a aussi de la famille, ce qui facilite la communication et les découvertes. Les quelques jours passés là-bas nous ont fait oublier tout le reste.

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Gangzhou-bronzeGangzhou-bronze
Nous avons passé quelques jours à Hong-Kong, ville qui ressemble à beaucoup de villes nord-américaines, avec une empreinte indéniable du vieil empire anglais. Tous ou presque parlent la langue de Shakespeare et le cantonnais. Nous avons escaladé la montagne très abrupte du parc Victoria pour y découvrir le magnifique panorama de Hong-Kong vue des hauteurs.

Hong-Kong-the-peakHong Kong, magnifique vue panoramique depuis “The Peak” sur la colline du parc Victoria …

Hong-Kong-funiculaireHong Kong, funiculaire allant à “The Peak”, hauteur surplombant la ville …

Hong-Kong-templeHong Kong, populaire temple boudhiste …

Hong-Kong-monkey01Hong-Kong-monkey
Hong-Kong se vente aussi d’avoir le plus grand escalator (escalier mécanique) au monde, traversant la ville et s’arrêtant au pied de la montagne.

Hong-Kong-keep-calm

Hong-Kong-escalator

Les feux d’artifices organisées au port de Hong-Kong tous les soir à 22h00 sont aussi un plaisir à regarder, feux et images projetées sur les immeubles tout en lumières offrent à tous les appareils photos de l’autre côté de la berge des images magnifiques pour immortaliser ces moments.

Hong-Kong-feux-artificesHong-Kong-Jonque
Brève excursion à Macao en bus. Je dis brève car nous avons passé beaucoup de temps aux douanes et à l’immigration, côtés chinois et de Macao. Nous avions planifié y rester une journée, mais cette interruption a largement empiété sur notre horaire initial. Ce qui intrigue à l’arrivée des douanes à Macao, ce sont les panneaux écrits en chinois, en anglais et en portugais ! En effet, Macao est une ancienne colonie Portugaise, et hormis les Casinos qui en font sa notoriété, la vieille ville a gardé son cachet historique avec ses maisons blanches et ses restaurants portugais typiques.

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Macao c’est avant tout la ville des jeux. Nous nous sommes arrêté à un des plus grands casino de l’ile, le « Vénitian » (https://www.venetianmacao.com/). C’est littéralement une ville dans une ville, tant le bâtiment est immense. Les plafonds sont peints comme si le ciel et les nuages étaient présent, ainsi, vous vivez le jour 24 heures sur 24 ! Les gondoles vénitiennes parcourent les différentes places de l’hôtel sur une petite rivière artificielle, à l’intérieur des murs de l’hôtel. Avec plus de 150 restaurants et 850 magasins … cet unique casino est immense et il est impossible de tout visiter en une seule journée !

Macao-VenitianMacao-VenitianMacao-Venitian

De retour à Hong Kong, nous planifions déjà le retour dès le lendemain matin vers Guangzhou d’où nous prenons un vol vers Montréal avec une escale de quelques heures à Tokyo ! Le vol de « ANA Air », compagnie japonaise, a surement été de tous les vols par avion que nous avons pris, le meilleur de tous les temps. Le service est courtois, la nourriture excellente (sauf le dessert, un flan avec une sauce salée était un peu étrange mais à la mode nous a-t-on dit), et le vol impeccable. Le japon est indéniablement pour un étranger, le pays le plus propre au monde de notre point de vue ! Les toilettes, même publiques, dans l’aéroport de Tokyo y sont très sophistiquées, avec des jets d’eau pour se nettoyer, de l’air pour sécher, un siège chauffant pour ne pas se faire surprendre, bref, tout est mis en œuvre pour que nos petites envies se transforment en une expérience unique !

Japan-toilettes-publiques

Durant le trajet, nous avons vu le magnifique Mont Fuji au-dessus de la mer de nuages, avant d’arriver à Tokyo.

Japan-Mont-Fuji

Après quelques emplettes dans les magasins « Duty Free », un arrêt pour manger des nouilles, nous sommes repartis environ 3 heures plus tard pour Montréal, là ou une fois arrivés, la neige et le froid nous a sommairement indiqué que nos vacances étaient vraiment terminées.

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La jungle du « Crowd Funding » technologique

Dernière mise à jour : 31 juillet 2019

CrowdFunding

Démarrer son entreprise depuis une idée, même simple, n’est pas une mince affaire. Partir en affaires tient plutôt du défi, de l’organisation et des moyens mis en œuvre. En effet, à moins d’avoir beaucoup de chance et une idée révolutionnaire sous la main, le démarrage d’entreprise est fastidieux et nécessite de bonnes connaissances et une grande ouverture d’esprit, mais aussi des capacités de gestion, de marketing et un budget adapté. Dans la plupart des cas, ces notions ne sont pas innées et le budget dépend aussi de votre environnement. Ce constat a permis la création des financements participatifs ou plus communément appelés « Crowdfunding ». Des entreprises comme « gofundme », « Indiegogo » ou « Kickstarter » en sont 3 bons exemples, mais il en existe bien d’autres comme «Crowdfunder », « RocketHub », « Crowdrise », « appbackr », « Quirky », etc… Pour information, voici un comparatif pertinent de quelques types de financements participatifs qui peut être trouvé sur www.crowdfunding.com.

La technologie, ça va trop vite !

Ça va vite. Pour les produits du grand public, la vie d’une nouvelle technologie dure en moyenne 6 mois (basée sur la durée de vie d’une carte électronique d’ordinateur du fabriquant « Intel »), après elle est dépassée par une nouveauté. La génération des téléphones cellulaire intelligents change chaque année. Si on prend en compte les versions dérivées, améliorées et ajoutées en cours d’année, on respecte facilement le 6 mois de durée de vie. Bref, ce qu’il faut retenir c’est que 6 mois, voire un an pour rester conservateur, c’est court et développer un nouveau produit technologique va nécessiter des mises à jours fréquentes et un plan de marketing agressif avec des résultats financiers rapides pour intéresser un ou des investisseurs. De plus il faut penser à la concurrence, car prendre trop de temps à développer un nouveau produit ouvre la porte à la compétition qui aura probablement la même idée que vous, en aura entendu parlé ou vous aura simplement espionné ! Pas question ici, de prendre du retard à défaut de voir sur les tablettes des magasins un produit similaire, voir meilleur que votre idée initiale, encore à l’étape de prototype ou griffonnée sur un bout de papier ! Ce monde technologique est sans pitié, le temps est donc l’ennemi à battre pour avoir la chance de se faire remarquer et avoir un produit considéré comme « révolutionnaire » !

Naissance du financement participatif

Le nerf de la guerre, c’est le financement, sans financement, pas de projet ! Quel que soit votre idée, il vous faudra trouver une stratégie pour partir votre entreprise. Le financement participatif n’est pas nouveau et existait bien avant l’Internet (1). Mais cette plateforme permis d’atteindre plus de personnes, et bien mieux que la radio qui a un rayon d’action limité, Internet est disponible chez vous, 24 heures sur 24, 365 jours par année, quel que soit le lieu géographique ou vous vous trouvez! En 2008, Slava Rubin(2), fonda « Indiegogo ». La première plateforme de Crowdfunding sur Internet était née et elle allait révolutionner la façon d’investir dans les jeunes nouvelles entreprises.

Crowdfunding dédié à la technologie ?

Non, le financement participatif n’est pas dédié qu’à la technologie, et il peut être utilisé dans tous les domaines de la création. Mais cet article va se concentrer sur ce secteur précis qu’est la technologie car la production d’un produit techno doit profiter d’un processus bien rodé et systémique mais aussi d’une gestion adéquate et ce mode de financement semble avoir trouvé des failles qu’il faudrait peut-être corriger.

Passionné de technologie depuis mon plus jeune âge ou je démontais tout au grand désarroi de mes parents, il ne me fallut pas longtemps pour trouver comment remonter ces objets pour en comprendre les mystérieux mécanismes. Avec le temps et les stratégies de marketing basées sur l’obsolescence programmée, démonter, réparer et remplacer semble avoir laissé la place au gaspillage, et ceci est sans aucun doute un autre débat. Mais quel que soit le point de vue de chacun dans ce domaine, la technologie entoure notre quotidien et les gadgets inventés pour nous aider et nous simplifier la vie naissent chaque jour avec de nouvelles innovations, parfois inutiles mais d’autres surprenantes et quelques fois fabuleuses !

Pour en parler, rien de mieux que de participer à ces campagnes de financement. Pris au jeu par des annonces de produits plus géniaux les uns que les autres, j’ai commencé à financer des projets il y a peu près 3 ans sans trop savoir comment ça fonctionnait. Avec le temps et quelques frustrations, j’ai commencé à regarder de plus près le fonctionnement de ces projets pour m’apercevoir qu’ils suivaient pratiquement tous un même schéma (simplifié) :

  • Idée
  • Design virtuel
  • Promotion et marketing / Crowdfunding
  • Développement de prototypes
  • Certifications
  • Fabrication (souvent en Chine)
  • Logistique

Et bien souvent ça coince au développement de prototypes, avec des problèmes inattendus, des pièces qui n’existent plus, des usines de fabrication qui disparaissent, des délais de certification ou des produits qui ne passent pas les tests, bref la routine dans ce monde en perpétuel mouvement, et les délais imprévus s’accumulent. Et ceci fait aussi partie du risque à prendre.

Mais le problème le plus réccurent et frustrant de ce modèle d’affaires sont sans nul doute les délais, tant pour la disponibilité et la livraison finale du produit. Si une technologie à une durée de vie de 6 mois à un an en moyenne, et que la disponibilité incluant la livraison est plus longue que ce délai, alors ce modèle est simplement non fonctionnel ! Là ou ça devient encore plus problèmatique est quand cette innovation est un accessoire adapté à un produit technologique existant et souvent populaire. Si le délai de disponibilité de cet accessoire dépasse la durée de vie pour le produit auquel il est concu, alors il devient pratiquement inutile et surtout invendable !

Et si vous souhaitez conserver la qualité dans la fabrication de votre produit, il est aussi très fortement conseillé d’être présent sur la chaine de montage depuis le premier jour jusqu’à la livraison finale du produit. Ne déléguer pas votre projet à un inconnu au risque de voir la qualité finale décevante et pleine de mauvaises surprises (et souvent très coûteuses). C’est un paramètre à ne pas négliger et à prévoir dans votre cahier des charges initial !

Des innovations ou de la distribution ?

Mais la constante c’est que la fabrication se fait en Chine ou en Inde et que le marketing souvent aux US ou dans le pays d’origine. Certaines entreprises ont donc développé une expertise dans ce domaine et les usines chinoises ou indiennes profitent de ce créneau.

Cela semble tellement bien rodé que certaines entreprises de marketing créent leurs propres projets, en achetant un nouveau produit en Chine (Sur le site en ligne d’Alibaba, www.made-in-china.com ou encore www.globalsources.com par exemple ou il est possible de trouver des centaines de milliers de produits technos), en en faisant la promotion via les plateformes de « crowdfunding », promettant monts et merveilles aux acheteurs impatients mais à des prix digne d’un nouveau produit en développement (alors que le produit existe en catalogue mais n’est pas encore produit à la chaine). Bien entendu, les délais de livraison promis ne seront pas respectés, donnant la chance aux fabricants de produire à temps le nouveau gadget mais surtout de financer leurs produits, car il faut acheter des quantités pour bénéficier d’un bon prix et payer le marketing pour continuer à vendre.

Mais ceci n’est que la pointe de l’iceberg et puisque le produit existe, d’autres sites de vente en ligne peuvent le vendre puisque ce n’est pas vraiment une innovation, et sont vendus via de sites inconnus, sur les plateformes de réseau sociaux comme Facebook ou Instagram, mais à des prix très en dessous des prix proposés sur les plateformes de financement participatifs, allant de 70 à 80% du prix ! Ces façons de travailler sont douteuses puisque la plateforme de crowdfunding est utilisée pour financer l’achat des produits à bas coût, pour financer le marketing et non plus le développement d’un nouveau produit.

Le dernier exemple est celui de la montre « IronCloud »(3) sur Indiegogo, proposée à 429$ dont l’estimation de la livraison était prévue pour mai 2018 (et finalement reçue début  octobre 2018). Mais on retrouve aussi cette même montre, utilisant le même nom et le même matériel de promotion sur ces sites :

  • https://freshnminty.com/products/bekery-smartwatch (64$)
  • https://kayezhi.store/collections/watch/products/premium-multi-sport-gps-smart-watch-100m-water-resistance (31.98$)
  • https://dotted.shop/products/premium-multi-sport-gps-smart-watch?variant=8410561118263 (31.98$)

C’est 7 à 13 fois moins cher que le du prix annoncé sur les plateformes de financement participatif ! Quant à l’authenticité de ces liens, la compagnie Greekery qui gère le projet « IronCloud »(3) sur Indiegogo est resté très discrète, ce qui est un peu déconcertant.

Pour la petite histoire, la montre « IronCloud » distribuée par « Geekery » a arrêté le développement de cette dernière moins de 3 mois après la réception de la montre en octobre 2018, la rendant inutilisable (plusieurs fonctions dont la connectité bluetooth n’ayant jamais fonctionné et l’application sur smartphone ayant disparue). Ceci démontre bien le peu de sérieux de ces nouvelles entreprises.

Il y a là matière à réfléchir …

Différences entre le « crowdfunding » et l’investisseur privé

Un individu, un ange financier ou un groupe d’investisseurs seront probablement intéressés au développement de votre nouveau produit révolutionnaire mais sous conditions, s’ils y voient un avenir florissant ou un potentiel de réussite. L’investissement monétaire se fera par tranche de financement, suivant un plan et des étapes de travail bien établis, permettant ainsi la vérification du planning. Les ajustements seront autorisés mais toujours sous le contrôle d’experts. Les partenaires imposeront probablement autant de contrôles stricts au niveau des dépenses mais aussi dans toutes les étapes du processus de développement, de fabrication et de distribution. Ils imposeront peut-être des partenaires et voudront en échange une part du gâteau, soit un actionnariat et un pourcentage de votre entreprise, que le projet réussisse ou non. Il faut bien comprendre la stratégie d’un investisseur. Il ira chercher plusieurs projets, sachant que dans le lot, un sur dix en moyenne réussira ! Bien au contraire, le financement participatif sera distribué en une fois, par la plateforme de diffusion (Indiegogo, Kickstarter, etc…) qui prélèvera un pourcentage mais vous laissera gérer le reste. Et c’est la faiblesse du « crowdfunding », car un inventeur n’est pas nécessairement un gestionnaire et un financier… Bien des projets ont été financés et les auteurs ont mal gérés, voir frauduleusement profités de cet afflux d’argent pour voyager et utiliser ces fonds à d’autres fins que leur projet initial. Car comme un investisseur avisé, il faut avoir sous la main une stratégie et prévoir un maximum de scénarios possibles pour réussir. Ces qualités ne sont pas toujours innées chez les inventeurs… et vous n’êtes pas non plus un investisseur avisé et habitué. Les deux mis ensemblent, créent un gros pourcetage d’incertitudes !

Quelques chiffres

Les statistiques ci-dessous sont tirées des projets auxquels j’ai participé sur une période de 2 ans. Certains ne sont pas encore terminés mais ces chiffres vous donneront un aperçu du « risque » à soutenir des projets sur une telle plateforme. Ne vous y trompez pas, vous n’achetez pas un « produit », vous participez à la création d’une entreprise, c’est souvent une confusion commune faite à l’endroit du « crowdfunding », en échange du produit final à un prix (peut-être) réduit, c’est tout. C’est vous qui prenez le risque d’avoir un produit non conforme, différent et une fois sur cinq, pas de produit du tout !

  • 4 projets sur 5 arriveront à terme ;
  • 3 projets sur 5 atteindront leurs objectifs (Si on tiend compte du respect du cahier des charges initial et la qualité des produits utilisés) ;
  • Moins de 4% des projets seront livrés avec moins de 30 jours de retard ;
  • 14% des projets seront livrés avec moins de 60 jours de retard ;
  • 20% des projets seront livrés avec moins de 90 jours de retard ;
  • 1 projet sur 2 sera livré avec plus de 90 jours de retard…

Les vrais chiffres : Projets soutenus sur une période de 2 ans (Indiegogo et Kickstarter)

  • Projets soutenus : 47
  • Projets reçus : 25
  • Projets non reçus ou en cours : 20
  • 1 projet a jeté l’éponge : 1 (« EARBUDS » sur Kickstarter)
  • Projet frauduleux : 1 (« Dual Case » sur Kickstarter)
  • Projet « IronCloud » sur Indiegogo a arrêté le développement du produit quelques mois après son lancement, rendant le produit non fonctionnel et obsolete
  • Respect du délai – minimum (Exception car projets terminés) (projets reçus) : 8 jours
  • Respect du délai – minimum (1 seul projet) (projets reçus) : 6 jours
  • Respect du délai – 30 jours et moins : 2%
  • Respect du délai – 60 jours et moins : 13%
  • Respect du délai – 90 jours et moins : 20%
  • Respect du délai – Plus de 90 jours : 49%
  • Respect du délai – maximum (projets reçus) : 411 jours
  • Respect du délai – moyenne (projets reçus) : 136 jours

Note : Sur les 20 projets en cours, 7 ont déjà plus d’un an de retard dont 2 de près de 2 ans, 8 plus de 100 jours et les autres entre 20 et 80 jours !

Près d’un an plus tard (31 juillet 2019), voici la nouvelle compilation des statistiques pour Kickstarter et Indiegogo :

  • Projets soutenus : 58
  • Projets recus : 37
  • Projets non reçus ou en cours : 14
  • 2 projets ont jeté l’éponge  (« EARBUDS » sur Kickstarter et « Pup Scan » sur Indiegogo)
  • Projet frauduleux : 1 (« Dual Case » sur Kickstarter)
  • Délai anticipé (un mois plus tôt !) : 1 (GPD Micro PC)
  • Respect du délai – 30 jours et moins : 3% (2)
  • Respect du délai – 60 jours et moins : 14% (8)
  • Respect du délai – 90 jours et moins : 20% (12)
  • Respect du délai – 90 jours et plus : 36%  (21)
  • Respect du délai – maximum (projets recus) : 411 jours
  • Respect du délai – moyenne (projets recus) : 139 jours
  • Delai max : 746 jours
  • À ce jour, 14 projets étaient encore en attente dont 5 datant de 2017 (869 jours de retard en moyenne …) !

Résumé

Sur une période de plus de 3 ans, les statistiques restent sensiblement les mêmes. Ce qu’il faut retenir de tous ces projets en termes de chiffres, c’est que c’est très risqué à cause des délais qui ne sont jamais respectés, des possibles fraudes de produits remplacé par des copies chinoises de mauvaise qualité (souvent disponibles sur Alibaba) dont on a simplement changé la banière, des risques technologiques non prévus (composantes indisponibles, plus fabriquées ou non supportées), de la qualité douteuse de certains produits qui fonctionnent à moitié, qui manquent de maturité et des délais qui peuvent atteindre 3 ans … On comprend vite que dans un domaine aussi pointu que la technologie et avec une durée de vite si courte, ceci est innacceptable ! Il faut aussi noter que c’est le « backer » qui prend tout les risques sans aucune garantie de bon fonctionnement et de support durable …

La plateforme participative ou « crowdfunding » n’est qu’une alternative au financement traditionnel, mais il est nécessaire de bien en comprendre le fonctionnement. C’est un investissement égoïste, unique et sans levier, permettant d’aider une entreprise à démarrer et de profiter du fruit de son travail. Cependant, avant de participer, il faut faire ses devoirs en se renseignant sur les fondateurs et leur motivation, leur historique et vérifier la qualité des informations recueilles. Ceci n’est pas toujours simple, mais avant de plonger, regardez avant si l’eau n’est pas trouble. Ces plateformes de financement ont leurs faiblesses et bien souvent elles ne vous aideront pas beaucoup si vous avez des soucis avec les protagonistes d’un projet, se protégeant derrière leurs règlements internes et n’intervenant que très rarement dans des projets même douteux (Pourquoi le feraient-elles puisque la plupart y ont un interêt … financier !). Vous n’avez aucun levier comme l’aurait un investisseur traditionnel ou un ange financier, il faudra vous fier à la parole créatrice. Une fois que vous avez financé, vous ne pouvez qu’attendre les nouvelles et prier pour que tout fonctionne bien !

Références

  1. http://www.leguideducrowdfunding.com/le-crowdfunding-fondamentaux-definition/a-savoir-mode-d-emploi-conseils-pratiques-gratuit-crowdfunding/le-crowdfunding-existait-avant-internet-et-facebook__trashed/
  2. https://en.wikipedia.org/wiki/Indiegogohttps://www.linkedin.com/in/indieslava
  3. https://www.indiegogo.com/projects/ironcloud-premium-multi-sport-gps-smart-watch-watches/x/14470771#/

Dernière mise à jour : 19 septembre 2018

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L’extraodinaire zoom du Nikon Coolpix P900 / P1000

Nikon P900

L’appareil photos Nikon Coolpix P900 se démarque facilement avec son zoom optique 24-2000 (équivalent de grossissement 83 fois) et d’une bonne stabilisation optique. Le boitier supporte le WiFi et le NFC, et intègre un flash et un GPS autonome pour le géotagging des photos (Contrairement à son grand frére le P1000 avec son zoom 24-3000 et un grossissement de 125x mais pas de GPS).

Comparaison des 2 boitiers :

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