Première tempête du siècle !

Depuis que les archives existent à la météo canadienne, on n’avait jamais vu autant de neige en une seule journée au mois de décembre ! Avec 41 cm, le record des 43 cm en 1971 (42 cm en 7 heures) n’est pas loin d’être battu, mais c’était au mois de mars ! Jamais rien de tel n’était arrivé au mois de décembre.

« La tempête du 4 mars 1971 a marqué la mémoire des Montréalais qui depuis s’en souviennent encore. La tempête la plus spectaculaire que Montréal ait connue enfouit la ville sous près de 50 centimètres de neige. Des vents soufflant jusqu’à 110 km/h brisent les poteaux d’électricité et font tomber les câbles, privant d’électricité certains secteurs pendant dix jours. Les bancs de neige s’élèvent jusqu’au deuxième étage des maisons. La tempête tue 17 personnes qui succombent pour la plupart à des crises cardiaques. Écoles, commerces et bureaux ferment leurs portes et le transport en commun est paralysé. Même les journaux suspendent leur publication pendant deux jours. Seuls les motoneiges et quelques sportifs s’aventurant en ski de fond ou en raquettes circulent librement. Le maire de Montréal, Jean Drapeau, exhorte alors les citadins à “éviter de se trouver exposés aux intempéries de la nature” ». (Archives Radio-Canada)

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Yann, le retour !

Yann retourne au Canada, pays du sirop d’érable… et de l’hiver ! À la plus grande joie de sa sœur, Marine, et après une heure d’attente à l’aéroport, voici enfin le Gonzague tant attendu. Il fait bon vivre au Canada quand même !

(Quelques photos sont aussi disponibles dans l’album de famille).

 

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Les anciens de Prosys

 Vendredi dernier, les anciens collègues de Prosys avaient décidé de rencontrer dans un “5 à 7” à la Cage aux Sports de Laval. Tout le monde était là (ou presque). Même nos anciens patrons étaient venus pour la circonstance. Nostalgie, ennui, plaisir… toutes les raisons étaient les bienvenues pour participer. Autour de quelques verres et plats de résistances, d’histoires vécues et de projets futurs, tout le monde s’entendait pour glorifier le temps passé. Aujourd’hui, les horizons se sont élargis, mais la synergie qui existait autrefois était encore là, comme au bon vieux temps !
(Tout est dans l’album photos).

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Marine a 16 ans !

 Que le temps passe … Le dire c’est assez banal, mais le vivre et s’en rendre compte avec des faits, c’est autre chose. Ma fille grandit, son père vieillit et bien souvent on ne voit rien venir, mais c’est toujours vibrant et magic de voir nos enfants grandir. Nos rêves évoluent avec leurs âges et leurs besoins et les leurs avec leurs envies et la réalité qui les rattrape petit à petit. Il faut garder en soi nos rêves d’enfants pour qu’un jour ils s’épanouissent avec le temps et la sagesse. C’est la vie ! (Quelques photos sont dans l’album de famille).

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Histoire du chocolat

D’ou viennent les mots « cacao » et « chocolat » ?

Origine :

Amérique centrale et Amérique du Sud – plus précisément au Mexique dans la presqu’île du Yucatan et dans les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone.

Étymologie :

Le mot cacao vient sans doute du mot aztèque cacahualt, qui désigne la pulpe que l’on tire des fruits de l’arbre cacahuaquahuitl. Dérivé du mot aztèque tchocolatl ou xoxolatl, lui-même emprunté aux Mayas : choco signifiant bruit et ati, l’eau ou xocoatl – Allusion au bruit du fouet pour faire dissoudre et mousser le chocolat dans l’eau chaude. Cette boisson était réservée aux dieux mayas alors que les cabosses, fruits du cacaoyer, servaient de monnaie pour le peuple Maya.

Différentes appellations

Allemand : schokolade
Anglais : chocolate
Chinois : tchyaokeuli
Danois : chocolade
Espagnol : chocolate
Finlandais : sukiaa
Flamand : chocolade
Grec : sokolata
Italien : cioccolato Néerlandais: chocolaad
Norvégien : sjokolade
Polonais : zsekolada
Portuguais : chocolate
Russe : chokalade
Servo-croate : cokolada
Suédois : choklad
Turc : çikolata

Légende de Quetzalcoatl
Récit recueilli par le missionnaire franciscain
Bernardino de Sahagun – 1550

” ‘Seigneur, je t’apporte un breuvage qui est bon et enivre celui qui en boit ; il t’attendrira le cœur et te guérira et te fera connaître la route de ton prochain voyage au pays de Tlapallan où tu retrouveras la jeunesse’. Et Quetzalcoatl but et s’enivra, et il envoya devant lui toutes les variétés d’oiseaux au riche plumage, et s’en alla sur la mer en direction du soleil levant. “

Histoire :

Les premières traces de la présence maya, associée à l’utilisation du cacao, remontent au 7ème siècle avant notre ère.

Ils baptisèrent du nom de “cacau”, d’où dérive le mot “cacao”, le fruit de l’arbre aux cabosses. Ils en firent un breuvage rituel qu’ils appelèrent “chacau haa”. Les vertus thérapeutiques du beurre de cacao étaient amplement reconnues, à la fois comme baume pour cicatriser gerçures et brûlures, pour se protéger des ardeurs du soleil, soigner le foie ou les poumons et comme un remède préventif contre les morsures de serpent.

Chez les Pilpils, le cacao était associé aux principaux événements de la vie quotidienne. Les fèves de cacao servaient d’offrandes pour une naissance, et lors du rituel de la puberté, le corps des jeunes garçons était enduit d’un mélange d’eau, de pluie, de pétales de fleurs et de poudre de cacao.

Tout comme le sang, auquel il est assimilé de façon symbolique, le cacao remplissait, pour les Bribris, la fonction d’élément médiateur entre le ciel et la terre, entre la nature et les hommes, véritable source de fertilité et de vie à partager entre tous.

Les fèves de cacao furent des unités de référence comptable. Cette utilisation a stimulé les relations commerciales dans toute l’Amérique Centrale et a donné lieu à un extraordinaire développement de l’arithmétique et de toute une conception du temps. C’est dans les régions productrices de cacao que l’on a découvert les plus anciennes inscriptions calendaires.

Après l’effondrement de l’Empire Maya au IXè Siècle, les envahisseurs toltèques puis aztèques firent des fèves de cacao le tribut versé par les populations soumises aux nouveaux conquérants. La mesure étalon, héritée des Mayas, était la “carga”, équivalente à la charge que pouvait porter un homme sur son dos, et se composait de 3 xiquipilis de 8000 fèves, le xiquipil comprenant lui-même vingt zonales de 400 fèves. L’imposition annuelle perçue par la confédération aztèque était de 980 cargas, soit environ 30 tonnes. La fève de cacao devint la monnaie courante de toute l’Amérique Centrale. Son commerce conférait le prestige du banquier et du négociant de luxe.

Ère précolombienne

Sauvage pendant des siècles, il naquit, aux yeux des hommes vers l’an 2000 avant notre ère dans l’immensité de l’Empire Maya et vit défiler toutes les grandes civilisations qui lui portèrent une origine royale ou divine – son nom latin Theobroma signifie “nourriture des dieux”.
C’est Quetzalcoatl, dieu de la végétation et de son renouveau, représenté par un serpent à plumes et qui régnait sur la cité de Tula qui apprit aux hommes comment cultiver le cacahuaquahuilt – le cacaoyer à l’ère précolombienne.

Arbre sacré

Chez les Pilpils, le cacao était associé aux principaux événements de la vie quotidienne. Les fèves de cacao servaient d’offrandes pour les grands passages rituels de l’embryon à la naissance; de l’enfance à la puberté. Le corps des jeunes garçons était enduit d’un mélange d’eau, de pluie, de pétales de fleurs et de poudre de cacao.

Chez les Mayas, il était tout d’abord un breuvage rituel appelé ” chacau haa “.

Après le déclin de l’Empire Maya, les envahisseurs toltèques (époque post-classique 950 – 1500) firent du cacaoyer leur symbole de la réincarnation terrestre au monde végétal. Associé au sang dont les fèves ont la couleur, le cacao représente chez les Toltèques une princesse de la tribu sauvagement assassinée. L’amertume des fèves n’est que la transcription sensible de toutes les souffrances qu’endura la princesse avant de mourir et celle de tout un peuple avant de dominer tout le Mexique central sous l’œil vigilant du héros civilisateur Kukulcan.

On retrouve cette même connotation chez les Bribris, où le cacao tient fonction d’élément médiateur entre le ciel et la terre, entre la nature et les hommes, véritable source de fertilité et de vie à partager entre tous. Chaque année, on recherchait un chien aux poils couleur cacao pour l’offrir aux dieux, rendre la terre féconde et la récolte généreuse.

Arbre de Vie

Mayas et Aztèques apprirent les propriétés hydratantes du beurre de cacao, cette substance obtenue après plusieurs étapes de transformation. Ce baume devint partie intégrante de la pharmacopée pour cicatriser les gerçures et les brûlures, calmer les ardeurs du soleil, soigner le foie ou les poumons et comme remède préventif contre les morsures de serpent.

Au royaume des Aztèques

Les Aztèques, pilaient les grains de cacao à genoux, au moyen d’un métalt, un mortier moitié bois, moitié fer et légèrement chauffé sur une pierre plate – la matate. Les fèves étaient ensuite grillées et concassées avec des épices, notamment du poivre, de la cannelle et de l’achiote et passées au tamis.

La cabosse demeura, pendant tout leur règne, un élément majeur, social, économique et religieux jusqu’au jour où ils durent plier sous le joug de la conquête espagnole au XVe siècle.

La cabosse est à l’origine de la comptabilité en Amérique. La fève de cacao, séchée, devint une monnaie d’échange. On pouvait aussi bien acheter un lapin à 10 fèves qu’un esclave à 100 fèves. Ayant en main une référence comptable acceptée par les différentes tribus, plusieurs grandes civilisations d’Amérique Centrale commencèrent à développer des relations commerciales autres que sur une base de troc. On a même découvert les plus anciennes inscriptions calendaires.

La mesure étalon des Mayas était la “carga”, équivalente à la charge que pouvait porter un homme sur son dos déterminé à 8 000 fèves.

1 zontle = 400 fèves
20 zonales x 400 fèves = 3 xiquipils
3 xiquipils soit 8 000 fèves = une carga
32 cargas – environ 1 tonne
Les Aztèques continuèrent à utiliser la mesure étalon des Mayas. Aussi, on comptait par “carga” le tribut que les populations soumises devaient payer à leurs valeureux conquérants pour se libérer du joug de la servitude. L’imposition annuelle perçue par la confédération aztèque était de 980 cargas, soit environ 30 tonnes.

Toute une institution bancaire vint se greffer à la structure politique et le rôle de banquier équivalait à une charge de prestige.

600 – 600 av JC: les Mayas entreprennent une migration massive qui conduit ce peuple si civilisé de l’Amérique Centrale jusqu’aux régions nordiques de l’Amérique du Sud. Au Yucatan, ils établissent les premières plantations de cacao dont on ait connaissance, même si on sait que les Mayas connaissaient cette plante depuis plusieurs siècles.

1000 – Dès leur apparition, les fèves de cacao ont été utilisées par les habitants de l’Amérique centrale comme moyen de paiement et unité de calcul, même avant 1000 av JC. Un Zontli était égal à 400 fèves, tandis que 8000 fèves étaient égales à un Xiquipilli. Dans les inscriptions des tableaux mexicains, un panier avec 8000 fèves signifie le chiffre 8000.

1200 – Les Aztèques pour consolider leur suprématie au Mexique dominent les Chimimeken et les Mayas. Les documents de cette époque-là montrent comme le cacao servait de tribut pour les peuples conquis.
Ère hispanique

En 1502 – Christophe Colomb accoste au Nicaragua au mois de juillet. Vers la fin du mois, son bateau mouille au large de l’île de Guanaja, à quelques lieues du Honduras actuel.

“Un grand bateau indigène de vingt-cinq rameurs vint à notre rencontre.
Leur chef, abrité par un toit, nous offrit des tissus, de beaux objets de cuivre
et des amandes qui leur servent de monnaie et avec lesquels ils préparent une boisson.”
Mais trop absorbé par la recherche du Nouveau Monde et de la route des Indes, il ne s’attarde pas aux “amandes”.

1513, Paiement en fèves – Hernando de Oviedo y Valdez va en Amérique en tant que membre de l’expédition Pedrarias Avila et à son retour il raconte avoir acheté un esclave pour 100 fèves de cacao.

1519 – C’est à Hernan Cortes que l’on doit la découverte du chocolat alors qu’il débarque en avril 1519 sur les côtes du Tabasco. Les habitants, à la vue de sa cuirasse, de son visage blanc et barbu, monté sur un cheval, le prennent pour le dieu Quetzalcoatl, car une prophétie avait annoncé que ce dieu était allé conquérir de nouvelles terres à l’est et qu’il reviendrait par ses descendants. Ils conduisent ce conquistador au palais flamboyant de l’empereur Moctezuma où, en signe d’hospitalité et pour honorer le dieu de la culture du cacaoyer, on lui offre un “xocolatl” dans un gobelet d’or incrusté d’écailles de tortue. Montezuma veut lui faire partager sa passion pour ce breuvage épais édulcoré au miel qu’il aime pour son amertume aphrodisiaque accentuée d’épices et de piment. Sa ration quotidienne se chiffre à 50 gobelets par jour. Il goûte ainsi au chocolat chaud, parfumé de cannelle, de poivre, de girofle, de graines d’achiote et, s’il présume une découverte alimentaire, il est tout d’abord sidéré par la richesse des gobelets.

Dans sa première lettre-rapport à l’Empereur Charles Quint, datée de 1520, Cortès mentionne le cacao ” qui est un fruit comme des amandes que les indigènes vendent moulue. Ils la tiennent, dit-il, en si grande valeur qu’elles sont traitées comme monnaie dans toute leur terre et achètent avec elles toutes choses nécessaires sur les marchés et ailleurs “.

En même temps que part ce premier rapport, les Espagnols massacrent la noblesse aztèque et Cortez doit fuir la ville de Mexico le 30 juin de la même année. Près d’un an plus tard, aidé par les tribus qui refusent le joug aztèque et les sacrifices humains, il prend Mexico et la détruit. En 1522, il est nommé gouverneur général de la Nouvelle-Espagne.

En 1528 – (ou 1529 selon différents manuscrits), les caravelles espagnoles, leur ventre gonflé d’or voguent vers l’Espagne emportant des sacs de fèves de cacao prélevés des plantations de Cortes offertes en cadeau de bienvenue par Montezuma.

Cortès demeure en territoire aztèque jusqu’en 1540; il apprend la valeur des cabosses. En l’an 1536, il l’estime autour de 5 à 6 pesos d’or. Son cours demeurera stable durant toute une décennie. Après le départ de Cortès, il se mit ensuite à grimper et atteint 20 pesos par carga, fixé par l’ordonnance de 1551.

Reprenant à leur compte la méthode comptable et politique des Aztèques, il réquisitionne un tribut annuel et met en place un système de “coopération volontaire” du nom de “encomienda” pour cultiver les plantations de cacaoyers et s’assurer d’une récolte progressive.

À la cour de Charles Quint le chocolat fait des ravages autant qu’en Nouvelle-Espagne
Introduit en Espagne par le célèbre navigateur Fernand Cortez, le chocolat qui devait donner des forces aux plus défaillants et “permettre d’approcher les femmes” laisse un goût amer. Après de nombreuses tentatives, c’est au Mexique qu’on adapte enfin une recette pouvant satisfaire les goûts espagnols en remplaçant le poivre et l’achiote par du sucre d’agave. Les religieuses d’Oaxaca ajoutent de la vanille, de la fleur d’oranger et du musc. Muni de cette recette, le chocolat traverse à nouveau l’Atlantique. Charles Quint en fait un monopole d’État.

En 1585 – une première cargaison, en provenance de Vera Cruz débarque à Séville. Seuls les botanistes s’y intéressent.

Au Mexique, l’aristocratie consomme de plus en plus de chocolat chaud. Les femmes ont l’habitude de se faire servir un gobelet finement ciselé à toute les deux heures et pendant les longs offices religieux ce rite n’échappe pas à la règle. L’évêque de Chiapas invective ses fidèles d’user de tempérance pendant les offices, mais ces dames n’en font qu’à leur tête. Ce dernier, par un retour des choses, mourra empoisonné … par une tasse de chocolat.
Le chocolat conquiert l’Europe

Une contrebande active s’organise par les Hollandais. En guerre contre l’Espagne catholique, ils voient, dans la cabosse, un moyen de saper le monopole de Charles Quint et ils introduisent des tonnes de fèves en France. Le chocolat séduit Florence et l’Italie tout entière.
En 1606 – apparaissent les premiers cioccolatieri qui se consacrèrent à l’art du chocolat.

En 1609 – des Juifs, fuyant l’Inquisition, débarquent à Bayonne et créent les premiers ateliers de traitement du cacao. Certains d’entre eux sont passés maîtres dans la chocolaterie et font connaître leurs spécialités en Pays basque. Le chocolat traverse la frontière pour pénétrer dans les cuisines des princes d’Allemagne et de Pologne. « Libro en el cual se trata del chocolate » est le titre d’un livre qui sort au Mexique en 1609. Il s’agit du premier livre entièrement dévoué au thème du chocolat.
À la cour des rois de France

1615 – Mais c’est six ans plus tard que le chocolat franchit officiellement les Pyrénées. Anne d’Autriche, fille de Philippe II d’Espagne en emporte dans sa corbeille de noces. Elle a même amené sa Molina, une servante experte dans le maniement du moulinet pour faire mousser le chocolat. Son époux Louis XIII est séduit et offre des douceurs chocolatées à ses plus fidèles courtisans.

Richelieu en consomme pour soigner sa rate; les femmes pour reprendre des forces alors que les journées à la cour sont longues et épuisantes; tout est prétexte pour siroter une tasse de chocolat chaud.

Alexandre Dumas raconte, dans son Grand Dictionnaire de la Cuisine, que l’usage du chocolat au début du XVIIième siècle “y devint promptement populaire ; les femmes et surtout les moines se jetèrent sur cette boisson nouvelle et aromatique avec un grand empressement, et le chocolat fut bientôt à la mode. Les mœurs n’ont guère changé à cet égard, et encore aujourd’hui, dans toute la péninsule, il est de bon goût de présenter du chocolat dans toutes les occasions où la politesse exige d’offrir quelques rafraîchissements, et cela partout et dans toutes les maisons qui se respectent.

1657 – La première boutique de chocolat de Londres est ouverte en 1657 par un Français.

1659 – Le jeune Louis XIV qui avait l’âme d’un cuisinier et aimait concocter de petits plats dans ses appartements, n’avait pas un très grand penchant pour le chocolat et déclaré que “cet aliment trompe la faim, mais ne remplit pas l’estomac”. Par contre, en 1659 il accorde à un certain David Chaillou, par lettres patentes et privilège royal, pour une durée de 29 ans, de la fabrication et de la vente d’une “certaine composition que l’on nomme le chocolat (…) soit en liqueur ou pastilles ou en boîtes, ou en telle autre manière qu’il lui plaira” sur toute l’étendue du royaume et l’ouverture de la première chocolaterie dans le quartier des Halles. Il ouvre sa boutique à Paris rue de l’Arbre Sec. à cette époque, c’est les fèves qui arrivent encore non décortiquées. Grillée dans une bassine et pilée au mortier comme chez les Aztèques, Chaillou procède alors à une autre étape de broyage à l’aide d’un lourd rouleau de fer.

1660 – Le chocolat aurait-il adouci les relations entre la France et l’Espagne. La petite histoire ne nous le dit pas, mais un an plus tard Marie-Thérèse d’Espagne épouse en grande pompe Louis XIV. La chronique de l’époque raconte que la pauvre petite Infante, solitaire, mal aimée, puisait dans une tasse de chocolat épicé et parfumé à la cannelle toute la nostalgie de son pays natal. On chuchotait, même en coulisse, qu’elle avait donné naissance à une petite princesse au teint trop foncé et nombreux étaient ceux qui mettaient le blême sur son amour immodéré du chocolat. Avait-elle trop bu de chocolat en attendant son enfant?

C’était tout un art que de confectionner un bon chocolat espagnol, car il était relevé de nombreuses épices, beaucoup trop pour capter le palais raffiné des Français. Même si, à l’odeur, on reconnaissait infailliblement une pointe de cannelle et de piment rouge, la pâte de cacao demandait de multiples ingrédients et un dosage délicat pour arriver à l’harmonie. Pour 100 grains de cacao grillés, pilés et dégraissés, il fallait 12 amandes et 12 noisettes broyées, un demi-pain de sucre concassé, une cuillerée de miel, des grains d’anis et deux grains de poivre du Mexique ou grains de chili, six roses d’Alexandrie, une gousse de campêche et deux drachmes de cannelle.

Certains en vantent les mérites. Le duc-d’Albe se constitue une cave comme d’autres de grands vins.

1662, Un Solomon du chocolat – Le Pape Pius V trouve le cacao si désagréable qu’il déclare en 1569 que: « Cette boisson ne rompt pas le jeûne ». C’est à ce moment-là que l’église de Rome devient de plus en plus tolérante envers cette exquise boisson. La question du jeûne acquiert une urgence: en 1662 le cardinal Brancaccio prononce le jugement de Solomon: « Liquidum not fragit jejunum. » En d’autres mots: « Les liquides (sous forme de chocolat) ne rompent pas le jeûne. » Et plus précisément il faut attendre jusqu’à Pâques pour pouvoir manger du chocolat.

1670 – Helmsman Pedro Bravo do los Camerinos en a assez des voyages exploratoires chrétiens et s’installe aux Philippines, où il consacre le reste de ses jours à planter le cacao et à bâtir les fondations d’une des plus importantes plantations de l’époque.

1671 – Mme de Sévigné écrit à sa fille, Madame de Grignan, qu’il n’y a rien de tel que des truffes, un potage de céleri et un chocolat.

J’en ai pris avant hier pour digérer mon dîner afin de bien souper,
Et j’en ai pris hier pour me nourrir, afin de jeûner jusqu’à ce soir
Il m’a fait tous les effets que je voulais; voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention
On le buvait chaud ou froid, servi souvent dans de ravissantes chocolatières. Sa consommation, au cours des rendez-vous galants, faisait bonne figure.

(1671) Un accident propice – Un serveur maladroit fait tomber un plein bol d’amandes au sol, son chef , en colère, essaye de le gifler et en même temps verse une casserole de sucre brûlant sur les amandes; entre temps, le duc de Plesslis-Praslin, un maréchal connu pour sa gourmandise, attend son dessert. « Et maintenant? » Pense le chef. Désespéré, il sert au maréchal les amandes couvertes par une couche de sucre qui avait refroidi. L’invité est enchanté par le nouveau dessert et tout de suite il décide de lui donner son nom, ou plutôt une partie de son nom: « Praslin ». Dès ce moment-là, ce gâteau subit plusieurs modifications pour enfin arriver au terme que l’on emploie aujourd’hui: « praline ».

En 1680 – le mot “chocolat” apparaît dans le Dictionnaire français contenant les mots et les choses de Richelet.

1697 – Heinrich Escher, le maire de Zurich, se rend en visite à Bruxelles où il goûte une boisson au chocolat, enchanté, il rentre chez lui avec des nouvelles sur cette exquise boisson.

1704 – La taxe sur le chocolat. Sur la fin du dix-septième siècle, le chocolat fait son entrée en Allemagne. La politique de restriction envers l’importation des marchandises étrangères incite Fréderick 1er de Prusse à imposer en 1704 une taxe sur le chocolat. Qui désire se faire plaisir doit donc payer deux thalers pour avoir le laissez-passer.

En 1705 – suite à l’exemple de la “Molina” de la reine Anne d’Autriche, on institue à la cour une charge de chocolatier de la reine.

“Au commencement de la Régence (1715-1723), le chocolat était devenu plus en usage que le café”, raconte Alexandre Dumas, “qui, tout nouvellement importé aussi était regardé comme boisson de luxe et de curiosité, tandis que le chocolat était considéré, à juste titre du reste, comme un aliment sain et agréable”.

1711 – En 1711 l’empereur Charles VI déplace sa cour de Madrid à Vienne. Le chocolat entreprend son voyage à travers le Danube Bleu.

1720 – Déjà au début de 1720, les cafés de Florence et Venise proposent du chocolat dont la réputation va bien au-delà des frontières du pays. Les chocolatiers italiens, des artistes dans le domaine du chocolat, sont donc invités en France, en Allemagne et en Suisse.

En 1734 – Pour être bien vu à la Cour, recueillir les potins, pavanées et intriguées, toutes les têtes poudrées se rendent tôt le matin “au chocolat du prince” régent.

1747 – Frederik le Grand interdit en 1747 toutes sortes de colportages, surtout du chocolat.

1755 – L’Amérique , qui à l’époque n’était pas encore le pays de cocagne, connaît le chocolat relativement tard, vers 1755.

1778 – Mais le chocolat demeure un luxe coûteux. Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle alors que le géologue anglais Joseph Townsend, en 1778, fait appel à l’énergie hydraulique ou à la force motrice de la machine à vapeur pour moudre le cacao.

1780 – Les limonadiers établis au coin des rues commencent à vendre du chocolat chaud grâce à l’invention de la machine à vapeur à Bayonne. Le Pays basque devient le berceau des artisans chocolatiers. En 1780 à Barcelone naît le premier chocolat fabriqué industriellement.

1792 – Les deux frères Josty, originaires des Grisons, apportent leur précieuse participation à la réputation du chocolat suisse en Allemagne. En 1792 ils ouvrent à Berlin une confiserie et une usine de chocolat. L’historien Eberty chante les louanges de leurs produits: « Tout ce que l’on achetait chez les Josty était excellent et le chocolat était vraiment de première catégorie ».

1797 – Johann Wolfgang von Goethe ne fait pas trop confiance à l’hôtellerie suisse: en 1797 à l’occasion de son tour en Suisse, il range un pot de chocolat et du chocolat dans sa valise.

1810 – La position de leader dans la production de cacao du Venezuela est désormais établie. Une enquête du 1810 montre que ce pays recouvre la moitié de la demande mondiale. Un tiers de la production mondiale de cacao est consommé par les Espagnols.

En 1811 – l’ingénieur Poincelet met au point un prototype de ” mélangeur “, dont le principe est bientôt adopté dans toute l’Europe.

En 1819 – François Pelletier invente une machine capable de réduire en pâte les fèves de cacao et qui remplace le travail de sept ouvriers.

Des ingénieurs, des chocolatiers, des hommes d’affaires mettent au point des techniques pour faciliter le processus de transformation à différentes étapes, et ce, dans différents pays.

Pour opérer le mélange de sucre et de cacao, le français Antiq met au point un système de pilons puis une broyeuse mécanique. En 1828 – Van Houten dépose un brevet pour son chocolat en poudre

La première usine de chocolat suisse est fondée dans un ancien moulin pré de Vevey. Le fondateur, François-Louis Cailler, avait appris en Italie tous les secrets sur l’art du chocolat.

1822 – Le portugais Jose Ferreira Gomes introduit à Principe, une petite île du Golfe de Guinée au large de la côte ouest d’Afrique, l’arbre du cacao comme plante ornementale.

Vers 1839 – l’ingénieur mécanicien Hermann adapte au broyage les machines qu’il a construites pour le broyage des couleurs. Mélinans, un constructeur lyonnais, invente à son tour une machine où le broyage et le mélange s’effectuent simultanément.

En 1850 – François-Jules Devinck met au point un torréfacteur, un mélangeur et une peseuse.

En 1847 – la maison Fry de Bristol moule la première ” tablette de chocolat “.

1857 – Les Suisses en Afrique. Sous l’influence du baron portugais de Agua Ize, la culture de cacao passe de Principe à l’île voisine de Sao Tome, et de là jusqu’au continent africain. Au Ghana, les membres de la Mission de Bâle le commercialisent avec succès. Très vite les petits et les moyens agriculteurs transforment leur pays en l’un des plus importants producteurs de cacao.

En 1875 – Apparition du chocolat au lait avec Daniel Peter qui épouse la fille d’un chocolatier suisse, mais il faut attendre l’Américain Forrest Mars pour goûter à ce doux chocolat sous forme de tablette avec la “Milky Way”.

En 1879 – Rodolphe Lindt met au point un procédé appelé conchage, afin de briser toutes les particules grossières et rendre la pâte de cacao fondante et onctueuse.

Il devenait de plus en plus évident que la qualité d’un bon chocolat dépendait de 3 éléments essentiels: le nettoyage, la torréfaction et le broyage permettant d’amener la pâte de cacao au degré de finesse voulu. (Cf. les grandes étapes de transformation)

La culture du cacao se répand en Asie, notamment en Malaisie et en Indonésie. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle qu’il parvient en Afrique, au Nigéria, au Ghana, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Mais ici, le cacao est perçu comme un mode de culture rentable afin de pourvoir l’Europe de ses plaisirs chocolatés.

Ce développement des cultures coïncide avec la prolifération de petites boutiques où on commence à vendre le chocolat en dragées, en bonbons, en diablotins. Les contrefaçons se multiplient et en 1910 un décret oblige les fabricants à distinguer les composantes du chocolat. Dans les années 90, le chocolat a créé des empires. De nombreuses marques ont changé de propriétaires et de nationalité. Les géants Nestlé, Suchard, Mars, Hershey et Cadbury détiennent 60% du marché mondial.

En 1900, l’Espagne, anciennement pays du chocolat par excellence, perd son primat; l’Allemagne devient leader en termes de consommation par personne, suivie par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Mais dix ou vingt ans après, un autre pays aura la direction des nations du chocolat: la Suisse. La réputation du chocolat suisse, renforcée grâce à une série de médailles obtenues pendant les expositions internationales, n’a pas simplement attaqué les pays étrangers, mais a également conquis les palets des Suisses, devenant un plat national comme le bratwurst, le râsti et la fondue.

À l’ère du XXIe siècle

Le chocolat est devenu plaisir, sensualité et douceur de vivre. Il est à la portée de tous.

Sources :

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DSolution.ca

Les temps changent, les gens aussi … Après 7 ans de bons et loyaux services chez mon ancien employeur, Prosys, me voilà à la découverte pour de nouveaux horizons. Je repars en affaires avec un nouveau partenaire pour créer DSolution (www.DSolution.ca), petite entreprise spécialisée dans la sécurité. Notre mission est d’offrir aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises, des solutions pour sécuriser leurs données avec la volonté de rendre ces solutions simples, efficaces et faciles à utiliser. Nos produits et services se spécialisent à offrir du matériel de stockage de données, distribuer un antivirus efficace (NOD32), des solutions d’hébergements et de sauvegarde à distance, etc. La vocation de DSolution est d’utiliser les technologies actuelles pour simplifier la vie de tout le monde, mais en même temps de réduire les coûts et de pouvoir répondre au client immédiatement. Vous êtes à l’autre bout de la planète et vous ne savez pas comment installer votre logiciel ? Nous le ferons pour vous, depuis notre bureau… Voilà en quelques mots le défi actuel et des mois à venir. Travailler pour soi et partager cet enthousiasme, quelle motivation !

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Welcome from Chicago!

 Yin’s sister family planified a nice trip in Montreal… They stayed here for the Labor’s day week-end. We had a nice weather and a lot of fun with Daniel (4 years old). Pictures are available on the family’s album.
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La sœur de Yin et sa famille avaient planifié un voyage de 3 jours à Montréal pour la fête du Travail. Nous avons eu un temps magnifique en plus de partager beaucoup de plaisirs avec Daniel (âgé de 4 ans). Les photos sont dans l’album de famille.

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Introduction à la culture chinoise

Je vous invite à 2 cours d’introduction à la culture chinoise (Introduction à la langue et à la culture de la Chine et Peinture et calligraphie chinoises) que la professeur Sophie Hu donnera au Jardin de Chine cet automne à Montréal à partir du 12/13 septembre 2005. (J’ai personnellement suivi son cours que je trouve extrêmement intéressant).

Faire découvrir une culture originale qui fait de la Chine une société millénaire et moderne tout à la fois. Faire explorer des éléments caractéristiques des composantes de la Culture chinoise. Faire connaître des éléments de la langue. Ce cours donné en français présente un bref aperçu de l’évolution de la société chinoise. Différents thèmes seront abordés: la réalité politique et économique contemporaine; les pouvoirs religieux et les cultes; les grands courants artistiques; les problèmes environnementaux; le processus de prise de décision. Présentation de la nation chinoise par des textes journalistiques, le cinéma et la musique…

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien : Cours societe automne 2005.

Si vous désirez approfondir cette approche de la Chine, l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) donne aussi des cours de langue et d’histoire sur la Chine.

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Festival des montgolfières à St-Jean-sur-Richelieu

Je vous invite à visiter les images d’une rare beauté, l’album photos public du festival des montgolfières qui avait lieu à Saint-Jean-Sur-Richelieu (Québec, Canada) (les photos sont dans l’album).
Site web officiel : www.montgolfieres.com


 To see beautifull pictures of the Balloons festival of Saint-Jean-Sur-Richelieu (Québec, Canada), pictures are in the album.
Official web site: http://www.montgolfieres.com/en/

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Fonctionnement du GPS

Qu’est-ce que le GPS ?

Le GPS («Global Positionning System» ou «système global de localisation») est un appareil électronique très utile, voire indispensable dans certaines conditions, qui permet de s’orienter et se situer géographiquement quelque soit l’endroit sur terre grâce à un réseau de satellites entourant la planète.

L’outil le plus populaire pour une expédition de grande envergure est certainement la boussole, mais au Pôle Nord cette dernière n’est d’aucune utilité puisque le pôle magnétique dérègle complètement l’aiguille aimantée de la boussole. Il faut donc trouver d’autres appareils d’orientation. En plus de la traditionnelle carte d’état-major, le GPS est un appareil indispensable dans cette situation.

Depuis, le GPS ne cesse d’être populaire, que cela soit pour une simple balade, dans la voiture, en bateau ou simplement pour faire votre jogging, et la raison en est très simple. Cette technologie, autrefois réservée presque exclusivement aux usages militaires, est maintenant rendue disponible plus facilement depuis la venue du nouveau millénaire grâce à une décision présidentielle (officiellement, le 1er mai 2000), mais commençons par le début…

HISTORIQUE

Initialement le projet s’appelait : «NAVSTAR» (navigation timing and ranging). C’est à la demande de l’armée américaine qui désirait avoir un appareil lui permettant de connaître sans délai leurs coordonnées à quelques mètres près, mais aussi de pouvoir localiser avec précision ses avions de combat, ses chars et ses missiles en tout point du globe qu’est né le GPS. Le concept NAVSTAR est le résultat d’études entreprises en 1965 par l’armée de l’air et la marine américaine.

Voici les dates qui ont marqué la réalisation du projet :

  • 1965 : Premier concept
  • 1972 : Étude préliminaire de faisabilité
  • 1974/1979 : Validation du concept (1er tir en février 1978)
  • 1979/1986 : Évaluation et développement
  • 1986/1994 : Mise en place opérationnelle. (Phase interrompue entre janvier 1986 et février 1989). Les lancements des satellites «BLOCK II» n’ont en fait commencé qu’en février 1989.

L’accident survenu le 24 janvier 1986 à la navette «CHALLENGER» a retardé la mise en orbite des premiers satellites de la configuration opérationnelle. De plus les responsables du projet ont décidé d’abandonner la navette comme lanceur au profit des fusées «MLV DELTA II», ce qui a obligé à faire certains aménagements. Les lancements ont ensuite repris en 1989.

24 puis 28 satellites tourneront sur 6 orbites d’ou ils émettront des signaux codés destinés aux GPS à des altitudes variant de 20,200 à 25,000 kilomètres.

ORGANISATION

Le projet NAVSTAR est coordonné par un bureau interarmées. Le «Joint Programm Office» (JPO) dont le siège est situé à LOS ANGELES dans les locaux de la «Space Division». Ce dernier dépend du «System Command» de l’armée de l’air des États-Unis.

Le JPO est composé des représentants :

  • Des armées et agences participant au programme, soit l’«US NAVY», l’«US ARMY», l’«É.-U. AIR FORCE», les corps des Marines,l’«US COEAST GUARDS», l’agence cartographique de la défense et le département des transports. Ce dernier est chargé de s’assurer que les intérêts des futurs utilisateurs civils sont pris en considération.
  • Des pays de l’organisation de L’«OTAN»

OBJECTIFS

À l’origine le GPS a été conçu afin de fournir aux forces armées un système de repérage global et de très bonne précision. Les systèmes similaires de l’époque (SATNAV,etc) n’avaient pas la disponibilité et la sécurité requise pour leur exploitation opérationnelle dans les forces armées.

Il s’est très rapidement posé le problème de l’accessibilité du service. En effet de nombreuses applications civiles pouvaient vouloir recourir à ce système et il n’était pas imaginable de laisser le service en libre accès à tout le monde, n’importe quel pays agresseur pouvant alors l’utiliser à son profit. Dès le début les États-Unis voulaient s’assurer la maîtrise totale quant à l’exploitation du système GPS, mais ne voulaient pas exclure les applications civiles. On a alors imaginé le compromis suivant:

  • un service de grande précision réservé aux militaires c’est le mode «PPS» («Precise Positioning System»);
  • Un second service aux possibilités dégradées (avec une précision d’environ 100 mètres) auquel aurait accès toute personne munie d’un récepteur, c’est le mode «SPS» (Standard Positionning System).

Le mode «PPS» exploitant pleinement le système pour une précision de moins de 10 mètres et le mode «SPS» qui utilisant une électronique simplifiée est en plus soumis a une dégradation volontaire des signaux satellitaires pour une précision de 100 mètres environ.

L’accès au mode «PPS» se jouant au niveau électronique du récepteur et des codes de corrections des dégradations satellitaires, les É.-U. s’assuraient ainsi la maîtrise totale de l’aspect militaire du projet et offrait un beau cadeau aux civils.

Le 1er mai 2000, le président Bill Clinton libéralisa pleinement l’usage civil du GPS. En fait, le projet européen Galileo influença la décision du président américain. La précision de 100 mètres fut décuplée à 10 mètres, soit avec la même précision initiale offerte aux militaires.

Depuis cette date, de nombreux produits commerciaux très abordables (de 100 à 1000$CAD) ont vu le jour. Thales fut un des premiers récepteurs GPS commerciaux à voir le jour (dès 1989).

Galiléo est constitué d’une constellation de 30 satellites placés sur 3 orbites circulaires à 23,616 kilomètres d’altitude. Ce nouveau système offrira un service gratuit avec une précision de 1 mètre, complété par 1 service commercial et 3 autres services complémentaires (recherche, secours et services publics). Cependant, il faudra attendre 2008 pour pouvoir en bénéficier. Galiléo et GPS devraient être compatibles (suite à un accord signé entre l’Europe et les États-Unis le 26 juin 2004).

Galileo est disponible depuis le 15 décembre 2016, mais dans la pratique, il ne sera finalement pas disponible au grand public avant 2020 … Informations disponibles à : http://www.usegalileo.eu/FR/

FONCTIONNEMENT

Nous allons simplifier au maximum le compliqué processus de fonctionnement du GPS. Ce qu’il faut savoir c’est que le GPS est un petit récepteur radio qui se synchronique avec 2, 3, 4 ou plus de satellites pour donner une information sur la position géographique ou il se trouve. Comme les systèmes de triangulation utilisés durant la dernière guerre (1939-45) pour trouver les émetteurs pirates, le GPS est un récepteur qui reçoit des informations de plusieurs satellites (en général 3 ou 4) et calcule avec précision le temps mis à recevoir l’information depuis chacun des satellites. Selon la position où l’on se trouve, le temps de réponse sera plus ou moins long (je vous rassure, il ne s’agit ici que de quelques millièmes à quelques secondes… cependant, les GPS utilisés en géologie ou en cartographie demandent parfois des temps d’attente de plus d’une demi-heure, et ce, pour avoir une précision variant de quelques centimètres). En comparant les délais de réponse des 3 satellites, le GPS sera en mesure de déterminer avec précision l’endroit où il se trouve. Le 4ième satellite et subséquents, confirmeront et amélioreront la précision du GPS. Ce système permet, et ce, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez sur la planète, que le GPS voit au minimum 4 satellites.

Pour augmenter la précision du GPS, il sera donc nécessaire d’attendre plusieurs minutes à plusieurs heures pour extrapoler les informations reçues de différents satellites, et puisque la terre tourne, les nombreux satellites donneront encore plus d’information au GPS. L’ordinateur interne du GPS compilera les données pour fournir un maximum d’informations très précises. Mais la précision est réservée aux applications spécialisées comme l’arpentage ou encore certaines applications scientifiques permettant de calculer à 3 millimètres près le déplacement des continents ou la position exacte du Pôle Nord magnétique.

10,000 FOIS PLUS PRÉCIS QUE LE GPS !

En 1983 le GPS fonctionne avec 8 satellites. À l’Institut d’astronomie de Berne, un jeune scientifique, Ivo Bauersima, réfugié tchèque, calcule théoriquement comment se servir du GPS. Ses équations permettent d’obtenir une précision 10,000 fois supérieure que celle qu’offre les militaires, à condition de reconstituer l’orbite des satellites GPS à quelques centimètres près. Cette exigence nécessite de comparer les informations de plusieurs stations GPS réceptrices en divers points du globe.

À la vue de ces équations, l’idée d’un vaste réseau international germe dans l’esprit de plusieurs scientifiques parmi lesquels, l’astronome suisse Gerhardd Beutler. En passant une année au Canada, participant à de nombreux séminaires (grâce à sa maîtrise de l’allemand, de l’anglais et du français), Ivo en profite pour promouvoir son projet. En août 1989, à Édimbourg, les scientifiques s’organisent, si bien que des organismes aussi prestigieux que la NASA participent au projet et fondent l’«International GPS Service» (IGS). Le 21 juin 1992, l’IGS entame une période d’essais de 2 ans avec une vingtaine de stations réceptrices. La précision des trajectoires des satellites atteint les 50cm et donne au GPS une précision de quelques centimètres ! Forte de ce succès sans faille, le réseau de stations réceptrices passe rapidement à 50, puis ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, plus de 200 stations réparties sur 5 continents donnent de précieuses informations qui permettent de calculer avec une très grande précision le déplacement des plaques terrestres, la position réelle du Pôle Nord magnétique, la situation des fontes des glaces aux deux pôles, etc. La précision des orbites satellitaires est maintenant de 3 centimètres et permet au GPS une précision de quelques millimètres.

Le Japon s’est aussi équipé d’un réseau GPS unique au monde. Ce pays compte plus de 1000 stations réceptrices, soit une toutes les 30km. Ce réseau a permis de déterminer que l’île du Japon bouge en moyenne de 50 millimètres par année. Le GPS est également capable de mesurer la quantité de vapeur d’eau contenue au-dessus d’elle dans la stratosphère… Le GPS donne donc aussi de précieuses informations sur la météo !

L’IGS précise aujourd’hui que la position des Pôles a varié de 10 mètres au fil du temps dus à l’axe de la terre qui bouge. La position des pôles est aujourd’hui déterminée à 3 millimètres près !

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L’essence trop chère ?

 Je reçois régulièrement des courriels concernant un sujet très actuel, le prix de l’essence trop élevé. Ces missives proposent une solution miracle pour boycotter quelques pions du cartel pétrolier. L’idée est simple et demande aux automobilistes de ne pas acheter d’essence chez un des distributeurs canadiens. C’est une proposition qui pourrait peut-être fonctionner en Europe, et plus particulièrement en France (on connaît bien le caractère … des Français), mais pas ici au Québec ou au Canada. Il faudrait pour cela changer la culture, l’individualisme omniprésent et je ne pense pas que d’ici quelques générations, cela change beaucoup. C’est bien dommage, car la volonté est là. Nous savons tous que l’union fait la force, mais il faudra peut être attendre l’adversité pour que les gens réagissent et mettent en application leurs idées, c’est un sentiment humain et malheureusement très réaliste. Cela prendra du temps ou des événements importants pour que cette culture anglo-américaine change.

Quant au prix de l’essence, pourquoi nos gouvernements se soucieraient de cette vache à lait ? Si les prix augmentent, c’est tout bénéfice pour les producteurs et les collecteurs de taxes. C’est une question d’offre et de demande, nous dirons nos chers professeurs d’économie. Au-delà de ce marchandage très logique, nos gouvernements s’assurent simplement que le pouvoir d’achat et l’inflation n’en souffrent pas trop. En fait, les habitudes des consommateurs se rabattent sur les cartes de crédit pour ne pas changer leurs projets au détriment de l’essence qui ne cesse d’augmenter.

Historiquement, la sagesse de l’Égypte ancienne avait déjà, à l’époque, interdit d’approcher ces nappes noires (pétrole brut), présumant de l’impact néfaste qui pourrait déstabiliser ce fragile équilibre de nos sages Pharaons, princes et dieux sur terre. Présage, bon sens ou bien sagesse ?

De nos jours, il existe pourtant des technologies de substitution (voitures électriques ou hybrides, à gaz, bientôt à l’hydrogène…), mais pourquoi enlever le monopole pétrolier ? C’est de l’or noir qui coule à flots et qui alimente une industrie florissante depuis des décennies, pour des technologies qui nécessiteraient des investissements énormes et qui n’intéressent que les consommateurs ! Comment pourrait-on justifier des pertes d’argent et délaisser le pétrole lors de la mise en place de structures dont on ne sait pas encore si à court terme cela déstabilisera l’économie et la politique ou non, alors que les bénéfices doivent augmenter à la bourse pour ne pas faire peur aux investisseurs qui influencent le cours de l’histoire ? En langage simple, l’argent et le pouvoir sont bien plus importants que la vie et le respect de notre planète !

Je lisais une étude très sérieuse sur le niveau de vie des familles au Canada (http://www.vifamily.ca/about/annual_report_2004_fr.pdf). On pourrait résumer cette étude simplement en disant que le salaire moyen des familles n’a pas augmenté depuis les 4 dernières années malgré l’inflation, que les foyers se sont, par conséquent, endettés, qu’ils n’ont plus les moyens d’avoir de l’épargne et que l’écart entre les riches et les pauvres ne cesse d’augmenter. Ceci montre tout simplement que pour garder le train de vie que nous avions, il nous faut faire des sacrifices, ne pas avoir d’enfant, car le temps et l’argent manquent, compenser nos habitudes avec le crédit (influencés temporairement par des taux très bas) dont nos enfants hériteront peut-être (Comme le fait notre voisin américain !). Drôle et pauvre monde en perspective.

En fait, il y a tant à dire. L’utopie que l’on croyait possible quand nous étions jeunes est chose du passé. On s’aperçoit que notre monde est dominé par la corruption, mais que paradoxalement cela fonctionne depuis des millénaires ainsi, et que cela continue de fonctionner. Il faut en contre-partie trouver l’équilibre qui régit nos vies quotidiennes. On adore les gens intègres, mais aussi les bandits qui volent des millions, on trouve naturel les mensonges médiatisés des dirigeants influents qui nous gouvernent, on donne plus d’importance à la perception qu’à la logique et au bon sens … ainsi va notre monde …

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Histoire de PI

et son mystère …

[ π (Pi) à l’école ] [ Un peu d’histoire ] [ A quoi sert le calcul de Pi ? ]
[ Les Statistiques ] [ Quelques liens sur Pi ] [ Fichiers ] [ Programmes ]
[ Records mondiaux ]


L’appellation Pi (p) vient du grec “peripheria” (perijeria) qui représente la circonférence d’un cercle. Pi est une énigme que nos ordinateurs intéressent et reste une histoire mathématique fabuleuse dans la mémoire des hommes (bien que cette dernière n’ait pas les capacités de nos ordinateurs). Écris il y a quelques années (1994) par intérêt personnel, je vous livre ici même et sans plus attendre, l’histoire de ce mystérieux nombre…  La salle du Palais de la Découverte à Paris vous présente les 704 premières décimales de Pi. En 1874, Williams Shanks calcula à la main les 707 premières décimales que le Palais de la Découverte de Paris recopia sur le plafond de la célèbre salle Pi. On découvrit en 1945 qu’à partir de la 528 ème, les décimales étaient fausses.

π (Pi) à l’école Qui de nous peut se vanter d’avoir une mémoire infaillible ? Déjà nos professeurs de collège nous enseignaient avec talent et méthodes (aussi barbares furent-elles…) certains moyens mnémotechniques nous permettant de mémoriser la suite incohérente qu’est le nombre Pi. Le premier texte, très connu, est cité par Beutel en 1913 :

(Texte français)

Que j’aime à faire connaître un nombre utile aux sages !
3. – 1 – 4 – 1 – 5 – 9 – 2 – 6 – 5 – 3 – 5

Immortel Archimède, artiste ingénieur,
8 – 9 – 7 – 9

Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
3 – 2 – 3 – 8 – 4 – 6 – 2 – 6

Pour moi ton problème eut de pareils avantages
4 – 3 – 3 – 8 – 3 – 2 – 7 – 9

Tirez circonférence au diamètre, etcétéra.
5 – 0 – 2 8 – 8

Autre texte tout aussi connu :

(Texte français)

Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !
3. – 1 – 4 – 1 – 5 – 9 – 2 – 6 – 5 – 3 – 5

Glorieux Archimède, artiste ingénieux,
8 – 9 – 7 – 9

Toi de qui Syracuse aime encore la gloire,
3 – 2 – 3 – 8 – 4 – 6 – 2 – 6

Soit ton nom conservé par de savants grimoires !
4 – 3 – 3 – 8 – 3 – 2 – 7 – 9

Jadis, mystérieux, un problème bloquait
5 – 0 – 2 – 8 – 8

Tout l’admirable procédé, l’œuvre grandiose
4 – 1 – 9 – 7 – 1 – 6 – 9

Que Pythagore découvrit aux anciens Grecs.
3 – 9 – 9 – 3 – 7 – 5

O quadrature ! vieux tourment du philosophe !
1 – 0 – 5 – 8 – 2 – 0

Insoluble rondeur, trop longtemps vous avez
9 – 7 – 4 – 9 – 4 – 4

Défié Pytagore et ses imitateurs.
5 – 9 – 2 – 3 – 0

Comment intégrer l’espace plan circulaire ?
7 – 8 – 1 – 6 – 4 – 0

Former un triangle auquel il équivaudra ?
6 – 2 – 8 – 6 – 2 – 0

Nouvelle invention : Archimède inscrira
8 – 9 – 9 – 8

Dedans un hexagone ; appréciera son aire
6 – 2 – 8 – 0 – 3 – 4

Fonction du rayon. Pas trop ne s’y tiendra :
8 – 2 – 5 – 3 – 4 – 2 – 1 – 1 – 7

Dédoublera chaque élément antérieur ;
0 – 6 – 7 – 9

Toujours de l’orbe calculée approchera ;
8 – 2 – 1 – 4 – 8 – 0

Définira limite ; enfin, l’arc, le limiteur
8 – 6 – 5 – 1 – 3 – 2 – 8

De cet inquiétant cercle, ennemi trop rebelle !
2 – 3 – 0 – 6 – 6 – 4 – 7

Professeur, enseignez son problème avec zèle !…
0 – 9 – 3 – 8 – 4 – 4

Un peu d’histoire…

O. Neugebauer aurait déchiffré sur une tablette babylonienne datant de 5000 ans, le nombre Pi avec 5 décimales !… Le célèbre papyrus Rhind, vieux de 35 siècles affirme : “l’aire du cercle de diamètre 9 coudées est celle du carré de 8 coudées”. Étonnante affirmation pour l’époque ! Dès l’aube des temps, Pi ou le rapport de circonférence et du diamètre d’un cercle en intrigua plus d’un. Dans la version synodale protestante de la bible, on dit: “il fit aussi, en métal fondu, la grande cuve qui avait six coudées de diamètre et qui était complètement ronde; elle avait cinq coudées de haut et un cordon de trente coudées en mesurait la circonférence.” Donc l’immense vasque qui ornait le temple du roi Salomon mesurait trente unités de circonférence pour un diamètre de dix unités. Soit un rapport de trois très exactement (circonférence/diamètre) . Comment Dieu, grand mathématicien et créateur universel, eut pu admettre une erreur aussi monumentale dans un texte saint tel que la bible! Ainsi pour Dieu, Pi serait égal à 3.

Aux Indes, les seuls documents qui nous soient connus, les Siddhantas ou systèmes astronomiques, donnent en 380 après J. -C. la valeur “3+177/1250” ou “3.1416”, basées sur une numérotation à base 60 comme firent les anciens Grecs. Quant aux Chinois, dont le système de numérotation a toujours été décimal, ils calculèrent la valeur de Pi à partir d’un polygone de 192 côtés (en 294 après J. -C.).

Deux siècles plus tard avec un polygone de 3072 côtés et affirmèrent que Pi est compris entre 3,1415926 et 3,1415927. La précision sur la huitième décimale ne sera atteinte en Europe qu’au XIIème siècle. Beaucoup plus connus, grâce aux vestiges de la bibliothèque d’Alexandrie et au zèle culturel des trois premiers Ptolémée, sont les travaux des mathématiciens grecs des premier et second siècles avant J. -C. Ils semblent avoir été les premiers à poser le problème de la quadrature du siècle, c’est-à-dire construire un carré dont la surface est égale à celle d’un cercle donné (qui hantera les chercheurs jusqu’en 1882). Antiphon, à la même époque, énoncera le principe suivant: un polygone inscrit dans un cercle et dont on double à chaque fois le nombre de côtés finit par s’identifier au cercle lui-même, et donc, sa surface est calculable par quadrature comme celle d’un polygone (*). * On sait maintenant que c’est faux par la notion de limite.

Le mathématicien français J. H. Lambert (1728-1777) démontra en 1768 que Pi est irrationnel (Si tg(π/4) = 1 est rationnel alors π/4 est irrationnel) puis Le Gendre (1752-1833) montra que Pi au carré est aussi irrationnel… En 1882 Lindemann démontrera la transcendance du nombre Pi et donc l’impossibilité de la quadrature du cercle. Il aura quand même fallu attendre 25 siècles pour démontrer que le cercle ne peut se substituer complètement à un polygone !…

En Europe, c’est au IIIème siècle avant J. -C. que commença, à l’initiative d’Euclide (IIIème siècle avant J. -C.) et d’Archimède (287-212 avant J.-C.) un véritable travail mathématique sur le cercle. Archimède proposa dans un petit traité la première valeur approchée significative de Pi, π=22/7 qui restera longtemps en usage, résultat qui est une valeur approchée au 2500ème, remarquable pour l’époque. Archimède utilisa deux polygones réguliers de 96 côtés pour obtenir son approximation! C’est l’approfondissement de la même idée qui fera dire à Kepler (1571-1630) et Galilée (1564-1642), au XVIIème siècle, que “le cercle est un polygone à une infinité de côtés”. (Voir aussi Archimedes’ Constant)

Au XVIème siècle, la course aux décimales commença. Adrian Anthoniszoon (1527-1607), Hollandais, donne Pi avec 6 décimales exactes, Pi = 355/113 qui sera en fait publié par son fils Adrian Métius en 1625 et qui expliqua que son père avait utilisé la méthode d’Archimède : 333/106<π<377/120 et avait fait la moyenne des numérateurs et des dénominateurs. Le français Viète (1540-1603) en 1593 en trouve 9 à l’aide d’un polygone de 393216 côtés. La même année, le Hollandais Adrien Van Rooman (1561-1615) parvient à 15 décimales. Trois ans après un autre Hollandais Ludolph Van Ceulen (1539-1610) ou “Ludolph de Cologne” parvient à 20 décimales puis 35 (vers 1600) et à la gloire. En Allemagne Pi porte aussi le nom de “nombre de Ludolph”. John Wallis (1616-1703), à qui l’on doit, entre autres, le signe de multiplication “x”, les signes “<” et “>” d’inégalité, et surtout le signe de l’infini, en font un célèbre précurseur des mathématiques d’aujourd’hui. J. Wallis publia ses recherches sur Pi en 1655 et obtint une expression sous forme d’une fraction continue :

π/2 = 2.2.4.4.6.6.8.8…./1.3.3.5.5.7.7.9….

Newton (1642-1727) étudia l’œuvre de Wallis durant l’hiver 1664-65 et la compléta. C’est à partir de là que Leibniz obtint sa célèbre formule d’arctangente sous forme de série… Il y eut une période sombre ou Pi fut mêlé à l’argent et au péché originel … heureusement Pi ne devait pas souffrir de ces aberrations. Avec le calcul différentiel, le XVIIème siècle commence une nouvelle étape basée sur les séries, les calculs devenant plus faciles avec les logarithmes. Abraham Sharps (1651-1742) arriva à 72 décimales, John Machin (1680 -1752) publiera 100 décimales en 1706 à partir de la différence entre deux arcs tangente. En 1717 le Français De Lagny (1660-1734) en donne 127, record battu seulement en 1794 par Vega (1754-1802) avec 140 décimales et la découverte que la 113ème décimale donnée par Be Lagny, un 8 est fausse, c’est un 7! Dès le XVIIIème siècle, Chinois et Japonais participent à la chasse aux décimales. Le XIXème siècle pulvérisera les records… À partir du XVIIIème siècle, les progrès faits en mathématiques conduisirent à de nouvelles méthodes de calcul. On a découvert de nouvelles formules grâce à la trigonométrie telle celle de Gregory (en 1670) et de Leibniz (en 1673) :

arctg(x) = x-x3/3+x5/5-x7/7+x9/9-x11/11+… à l’infini…

Les travaux de Gregory (1638-1675), professeur à l’université d’Édimbourg, sont importants, il est le premier à tenter de démontrer que la quadrature du cercle est impossible. Gregory développera la formule ci-dessus et Leibniz sera le premier à l’adapter pour Pi sous une forme plus simple en remplaçant “x” par “1” et qui s’écrira :

arctg(1) = π/4 = 1-1/3+1/5-1/7+1/9-1/11+… à l’infini…

En août 1949, le professeur John Von Neumann utilisa un des premiers ordinateurs: l’”ENIAC”, pour calculer Pi avec 2037 décimales. Les calculs prirent un weekend ou un peu plus de 70 heures, utilisant les efforts de 4 “ENIAC” (trente tonnes d’électronique) , et des ingénieurs qui assurèrent un suivit en continu du calcul. Le calcul était basé sur une formule utilisée par J. Machin en 1706 :

π = 16 arctg(1/5) – 4 arctg(1/239)

Cette formule permit à Shanks de déterminer à la main, 707 décimales (seulement les 528 premières étaient exactes). Grâce à la formule d’Euler (1707-1783), développement astucieux, Euler avait réussi à calculer à la main 20 décimales en 1 heure :

π = 20 arctg(1/7) + 8 arctg(3/79)

Une méthode, mise au point en 1975, permet aux puissants ordinateurs de calculer des centaines de millions de décimales en quelques heures. Aujourd’hui plusieurs milliards de décimales sont connues… Un pas très important a été effectué grâce à Euler qui démontra la relation entre Pi et “e” (base des logarithmes népériens) :

e (iπ) = -1 où i = 1-1

… Qui exprime “peut-être” que “e” et “π” ne sont des solutions d’aucune équation algébrique.

À quoi sert le calcul de Pi

Mais me direz-vous, à quoi sert ce long calcul si ce n’est la curiosité maladive des mathématiciens de tous les temps ? Il existe quelques raisons intéressantes :

  • Les méthodes de calculs de Pi ont souvent permis de nouveaux développements mathématiques et ainsi de découvrir de nouvelles techniques ;
  • La précision du nombre Pi, avec un grand nombre de décimales, permet tout simplement (hic…! ), de contrôler la bonne marche des ordinateurs ;
  • La course aux décimales de Pi permet aux ordinateurs de grande puissance de tester leurs capacités et d’organiser des championnats internationaux.

Après l’ENIAC en 1949, voici quelques records :

  • En novembre 1954 et janvier 1955, le NORC, de la marine américaine, en Virginie, calcula Pi avec 3089 décimales en 13 minutes.
  • En mars 1957 le centre de calcul Ferranti, de Londres donne 10021 décimales en 33 heures avec une erreur à la 7480ème.
  • À Paris, en juillet 1958, une IBM 704 parvint à 10000 décimales en 1 heure et 40 minutes.
  • En juillet 1959 une même machine du CEA à Paris donna 16167 décimales en 4 heures et 20 minutes.
  • Daniel Shanks et Wrench adoptent la formule de Störmer :

π/64 = 3/4 arctg(1/8) + 1/8 arctg(1/57) + 1/16 arctg(1/239)

… qui donnera 100265 décimales en 8 heures et 43 minutes.

  • Une IBM 7030 en février 1966, a donné 250000 décimales
  • Puis, en février 1967 une CDC 6600, 500000 décimales en 28 heures 10 minutes (d’après la formule de Störmer).
  • En 1974 J. Guilloud et M. Bouyer, calculèrent 1000000 de décimales avec une CDC 7600. Le calcul a demandé 22 heures 11 minutes et 1 heure 07 minutes pour la conversion en décimales. Il a été effectué à l’aide de la formule de Gauss :

π/64 = 3/4 arctg(1/18) + 1/2 arctg(1/57) – 5/16 arctg(1/239)

La vérification a été faite au CERN en utilisant la formule de Störmer.

  • En août 1996 Darry Hills et son équipe du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux États Unis mettaient au point un supercalculateur ayant les capacités de mille milliards de flops (1 flop = 1 opération arithmétique/seconde) , en comparaison des 5000 flops de l’ENIAC voir des un milliard de flops du CRAY 3, … et on attend mille fois mieux pour la fin du siècle (… du millénaire…)!
  • On a bien sûr permis aux mathématiques modernes d’évoluer considérablement grâce aux calculateurs puissants qui permettent des calculs très rapides et d’en trouver des applications dans la recherche, l’industrie, la météorologie, l’astrologie, etc.

Les STATISTIQUES…

Les statistiques ? On en fait pour les jeux de casinos, le LOTO , tout le monde en fait alors pourquoi pas avec Pi ! Mais à quoi cela va servir puisque nous savons que Pi est un nombre transcendant ? Des questions se sont posées dès que nous avons réussi à calculer “p ” ou “e” ou encore “c” avec un grand nombre de décimales. Si on ne peut mettre en doute leur transcendance, les statistiques pourront peut-être trouver un petit quelque chose qui éveillera en nous la petite étincelle endormie … et c’est si facile avec un ordinateur …

Et pour ne plus vous laisser dans le doute, voici pour le premier million de décimales ce qu’on peut dire :

  • Des 0 il y en a 99959
  • Des 1 il y en a 99758
  • Des 2 il y en a 100026
  • Des 3 il y en a 100226
  • Des 4 il y en a 100230
  • Des 5 il y en a 100359
  • Des 6 il y en a 99548
  • Des 7 il y en a 99800
  • Des 8 il y en a 99985
  • Des 9 il y en a 100106
    —
  • Première constatation, la répartition des chiffres est à peu près équitable.
  • Pour ce même million de chiffres, la valeur moyenne de la somme des carrés des écarts est 900,000 très exactement.
  • Aucune suite n’a été trouvée sur ce petit million …
  • Pi n’est pas un nombre aléatoire, tout du moins on ne le présente pas tel quel (puisqu’on peut le calculer) , néanmoins pourquoi ne pas utiliser ce million de chiffres comme font certains jeux de simulation (méthodes de Monté-Carlo) qui utilisent des tables de chiffres aléatoires …

Enfin, arrêtons là nos calculs, car des pages pourraient être remplies et vous n’en sauriez pas plus ! Mais Pi garde encore beaucoup de secrets à découvrir, c’est un nombre irrationnel, ça n’est pas le quotient de deux nombres entiers, aucune relation n’existe entre Pi et les puissances de Pi, aucune suite n’existe sur l’apparition des décimales, même sur des millions de décimales… On sait que c’est la seizième lettre de l’alphabet grec ( qui correspond au “p” français), on sait aussi que la millième décimale est un 9, la trois millième est un 1, la dix millième un huit, la cent millième un six… (utile pour contrôler vos calculs) . Bref pas grand-chose n’est connu aujourd’hui sur Pi dont la banalité surprend toujours les mathématiciens…

Quelques liens sur Pi

  1. TOUT L’UNIVERS DE PI ET LES PI-PHÉNOMÈNES (http://www.pi314.net)
  2. Kanada Laboratory home page (http://pi2.cc.u-tokyo.ac.jp/)
  3. Computing Pi (http://www.geocities.com/hjsmithh/Pi/index.html)
  4. La valeur du nombre Pi (http://www.nombrepi.com)
  5. Page de Stu des meilleurs programmes de calcul de Pi (http://home.istar.ca/~lyster/pi.html)
  6. Si on calcule la valeur numérique du premier verset de la Bible, on obtient encore la valeur du nombre pi ?? (http://www.amyisrael.co.il/pi/)
  7. Pi, implémentation d’un algorithme simple (http://www-info.enst-bretagne.fr/~brouty/Maths/PI/pialgo.html)
  8. Peripheria – Qu’est-ce que Pi ? (http://www.peripheria.net/def.php)
  9. Le nombre Pi (http://www.col-camus-soufflenheim.ac-strasbourg.fr/Page.php?IDP=80&IDD=0)
  10. Bienvenue sur la page consacrée à Pi (http://perso.wanadoo.fr/didier.pothet/pi.html)
  11. The Ridiculously Enhanced Pi Page #2 (http://www.exploratorium.edu/learning_studio/pi/)
  12. Pi-Search (http://www.aros.net/~angio/pi_stuff/piquery.html” target=“_top)
  13. PI is irrational (http://www.mcs.csuhayward.edu/~malek/Mathlinks/Pi.html)
  14. Search for Intelligence in Pi (http://members.aol.com/spoons1000/pi/index.html)
  15. Dr. Math Answers Questions About Pi (http://forum.swarthmore.edu/dr.math/tocs/pi.middle.html)
  16. PI Calculations (http://www.colab.sfu.ca/PiDay/3_14/Pi1.html)
  17. Encyclopédie des Suites Entières (http://www.research.att.com/%7Enjas/sequences/Seis.html)
  18. Plus de liens ? Voir aussi ce lien. (http://membres.lycos.fr/riemannzeta/liens.htm)

Fichiers

  1. 3.141592653589793238462643383279502884197169399375105820974944592.com
    (une page Web qui donne un million de décimales de pi…)
  2. 10 Millions de décimales de Pi
    (Disponible en format dat 5,6Mo, doc 6.4Mo et pdf 9.1 Mo et 1958 pages !)
  3. 64 Millions de décimales de Pi (34.9 Mo)
  4. Obsession de Pi (1996) (Texte très intéressant)

Programmes

  1. PIFast Le plus rapide du moment sur un PC (http://numbers.computation.free.fr/Constants/PiProgram/pifast.html)
  2. PI AGM (Windows, Unix, Linux, Mac, Beos, etc.) sources incluses (http://www.2xtreme.net/~hazeghi/pi/)
  3. PIF : Logiciel et code source en pascal (assez lent)
  4. PI32F : Autre logiciel et code source en assembleur (130,000 décimales max.)
  5. Voir aussi : http://www.geocities.com/hjsmithh/download.html#XPCalc

Records du monde

  1. Babyloniens, 1 décimale (3.125 ou 3+1/8) (2000 BC)
  2. Égyptiens, 1 décimale (3.16045 ou 16/9 au carré) (2000 BC)
  3. Chine, 0 décimale (3) (1200 BC)
  4. Bible, 0 décimale (3) (550 BC)
  5. Archimède, 3 décimales (250 BC)
  6. Ptolemé, 3 décimales (150)
  7. Liu Hui, 5 décimales (263)
  8. Tsu Chung Chi, 7 décimales (480?)
  9. Al-Kashi, 14 décimales (1429)
  10. Romanus, 15 décimales (1593)
  11. Van Ceulen, 35 décimales (1615)
  12. Sharp, 71 décimales (1699)
  13. Machin, 100 décimales (1706)
  14. De Lagny, 112 décimales (1719)
  15. Rutherford, 152 décimales (1824)
  16. Strassnitzky and Dase, 200 décimales (1844)
  17. Clausen, 248 décimales (1847)
  18. Lehman, 261 décimales (1853)
  19. Rutherford, 440 décimales (1853)
  20. Shanks, 527 décimales (1874)
  21. Ferguson, 710 décimales (janvier 1947)
  22. Ferguson et Wrench, 1,120 décimales (1949)
  23. Reitwiesner et al. (ENIAC), 2,037 décimales (1949)
  24. Nicholson et Jeenel, 3,092 décimales (1954)
  25. Felton, 7,480 décimales (1957)
  26. Genuys, 10,000 décimales (janvier 1958)
  27. Shanks and Wrench, 100,265 décimales (1961)
  28. Guilloud et Bouyer, 1,001,250 décimales (1973)
  29. Miyoshi et Kanada, 2,000,036 décimales (1981)
  30. Tamura et Kanada, 8,388,576 décimales (1982)
  31. Kanada, Yoshino et Tamura, 16,777,206 décimales (1982)
  32. Gosper, 17,526,200 décimales (1985)
  33. Bailey. 29,360,111 décimales (janvier 1986)
  34. Kanada et Tamura, 33,554,414 décimales (septembre 1986)
  35. Kanada et Tamura, 67,108,839 décimales (octobre 1986)
  36. Kanada et. al, 134,217,700 décimales (janvier 1987)
  37. Kanada et Tamura, 201,326,551 décimales (janvier 1988)
  38. Chudnovskys, 480,000,000 décimales (mai 1989)
  39. Chudnovskys, 525,229,270 décimales (décembre 1989)
  40. Kanada et Tamura, 536,870,898 décimales (juillet 1989)
  41. Kanada et Tamura, 1,073,741,799 décimales (novembre 1989)
  42. Chudnovskys, 2,260,000,000 décimales (août 1991)
  43. Chudnovskys, 4,044,000,000 décimales (mai 1994)
  44. Kanada et Takahashi, 6,442,450,938 décimales (octobre 1995)
  45. Kanada et Takahashi, 51,539,600,000 décimales (6 juillet 1997)
  46. Kanada et Takahashi, 68,719,470,000 décimales (5 avril 1999)
  47. Kanada et Takahashi, 206,158,430,000 décimales (septembre 1999)
  48. Kanada, Ushiro, Kuroda, 1,241,100,000,000 décimales (6 décembre 2002)

Calcul du n’ième chiffre binaire de Pi

  1. Bailey, Borwein et Plouffe (novembre 1995) 40,000,000,000 (hexa 921C73C6838FB2)
  2. Bellard (juillet 1996) 200,000,000,000 (hexa 1A10A49B3E2B82A4404F9193AD4EB6)
  3. Bellard (octobre 1996) 400,000,000,000 (hexa 9C381872D27596F81D0E48B95A6C46)
  4. Percival (janvier 1998) 800,000,000,000 (hexa 3E6FBDAC38A97197785ED)
  5. Bellard (septembre 1997) 1,000,000,000,000 (hexa 87F72B1DC9786914B15B16FE9218B042A3D410)
  6. Projet PIHEX (21 août 1998) 5,000,000,000,000 (hexa 07E45733CC790B5B5979)
  7. Projet PIHEX (9 février 1999) 40,000,000,000,000 (hexa A0F9FF371D17593E0)
  8. Projet PIHEX (11 septembre 2000) 1,000,000,000,000,000 (hexa E6216B069CB6C1D3)

Dernière mise à jour, le 12 juillet 2005

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Bienvenu en Gaspésie

 Depuis des années, mes amis me parlent des souvenirs merveilleux qu’ils rapportent de Gaspésie, de la beauté des paysages, des ports de pêche et des crabes et des homards qui font de leurs vacances, un paradis sur terre… Nous ne sommes pas encore au mois du juillet. D’ici une semaine ou deux, les enfants seront en vacances… C’est une bonne période calme ou nous décidâmes de prendre les nôtres, à l’abri des foules et du commerce en cette période quand même chaude pour tout le monde.

Une semaine plus tôt, nous avions eu de la pluie sans arrêt. En Gaspésie, c’était la même chose, aussi nous n’étions pas certains du temps qu’il ferait. Nous avions préparés les cirés et un parapluie, et nous apprêtions à louer les services d’un bon Motel et d’une télévision au cas ou, mais nous avons été très chanceux… Le soleil était là, fidèle et chaud, brûlant même, et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, nous avons aussi partagé de bons moments avec les mouches noires et les moustiques, nous y avons même rencontré un ours !… Mais laissez-moi vous décrire nos vacances !

Le premier arrêt fut pour manger après quelque 4 heures de route qui ne nous parurent pas longues du tout ! En effet, après la découverte des premiers bords de mer du Saint-Laurent, nous étions tout excités à l’idée de voir enfin des plages et quelques bateaux. Ces paysages nous ravirent !

 Il nous fallut quelques heures de plus pour arriver enfin à Cap-Chat, notre première escale où nous voulions voir les fameuses Éoliennes. En fait, il y a près de 40 Éoliennes à Matane (environ 70km avant Cap-Chat) et 73 à Cap-Chat, qui fournissent en moyenne, un total de 100 Mégawatts pour Hydro-Québec. De quoi alimenter une ville tout entière! La plus grande Éolienne au monde (110 mètres) est aussi présente à Cap-Chat. Elle a été mise en fonction dès 1985 et pouvait à elle seule alimenter une ville de 10,000 habitants. En 1993, un bris mécanique força cette expérimentation à prendre fin, car les coûts de réparations étaient trop importants. Pour donner une idée des dimensions d’une des Éoliennes en fonction, un être humain à côté d’une des 3 pales qui activent l’Éolienne semble minuscule, tant cette montre mécanique est grande et imposante. Une seule Éolienne coûte près de 1.2 million de dollars canadiens, ce n’est pas à la portée de tous les portefeuilles ! La technologie des Éoliennes nous vient de Hollande, un pays où elles poussent très rapidement. De nos jours, les nouveaux modèles sont moins lourds, les pales plus grandes et peuvent produire 2 fois plus d’énergie. On pense même à en installer dans les couloirs du Saint-Laurent où les vents sont plus stables que sur les collines Gaspésiennes. Une histoire à suivre …

 Après une bonne nuit de sommeil, digérant notre homard frais, dégusté le soir même près du port de pêche de Saint-Anne-des-Monts, nous avons traversé le Parc national de la Gaspésie. Le parc est immense, propre et vert, bien identifié par des cartes et des panneaux, mais pour en profiter il faudra quand même débourser quelques dollars. Nous y avons vu aussi des petites montagnes ou les neiges sont éternelles…

 Sortis du parc national, nous avions rendez-vous avec la Mine d’agates du mont Lyall (Web: www.montlyall.com/ , coordonnées GPS: N48 48.302 W066 05.108). Un endroit unique au Canada. Cette mine est exploitée de façon artisanale. Les agates, druses, géodes et autres pierres précieuses que vous achetez en magasin en proviennent peut être, car cette mine est le meilleur endroit (et le moins cher) pour se fournir principalement en agates pour qui connait un peu la géologie. Si vous n’y connaissez rien, ne vous inquiétez pas, le propriétaire, un spécialiste averti et parlant 7 langues, vous donnera un cours express pour vous aider à reconnaître les bonnes pierres des mauvaises.

Après quelque 3 à 4 heures passées à la mine, nous avons fait scier en 2 quelques pierres pour en découvrir les agates. De beaux souvenirs a ramener, et comme nous a dit le propriétaire de la mine, il n’y a pas de visiteur malheureux, tous repartent avec de belles pierres… précieuses ! En continuant sur la route 299, nous avons traversé la Gaspésie pour arriver sur son versant sud. Utilisant les routes du bord de mer, nous sommes arrivés jusqu’à Grande Rivière ou notre ami André et sa charmante femme nous attendaient. Nous avons passé une soirée délicieuse, parlant de nos découvertes et de mes coups de soleil attrapés à la mine … Le lendemain, nous partions pour la ville de Percé, un arrêt à Gaspé puis le parc de Forillon.

Percé est une toute petite ville très touristique, sans doute une des villes les plus visitées en Gaspésie. Percé (comme son nom l’indique) est célèbre pour son roché percé que l’on peut visiter par bateau, mais aussi parce qu’elle recèle d’une grande richesse sur son île voisine, l’île de Bonaventure. En effet, l’île, propriété du gouvernement provincial, a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques sur les oiseaux. Plus de 280,000 oiseaux dont 80,000 Fous de Bassan vivent sur cette île. (attention, cœurs sensibles, s’abstenir, certains endroits sont assez nauséabonds. Imaginez 280,000 oiseaux faisant leurs besoins quotidiens !).

 Avec une envergure pouvant atteindre les deux mètres, le Fou de Bassan est un oiseau imposant. C’est aussi un terrible chasseur se nourrissant de poissons. Vif comme un harpon, il repère de loin sa victime puis se lance en piqué, comme un avion de chasse, sur ses plats favoris que la mer lui fournit, plongeant près de sa proie (maquereaux, harengs, calmars et saumons) pour ne pas casser son bec, parfois à des profondeurs de 20 mètres et en remontant de l’eau, l’attrape au passage. Le Fou de l’île Bonaventure est aussi un grand voyageur. Il peut, en une seule journée, parcourir 120km, aller et retour, pour se nourrir. L’île est un paradis protégé pour ces espèces et le coup d’œil en vaut la chandelle. Nous avons aussi vu sur cette île, 2 phoques gris, tranquilles, un mâle et sa compagne. On aurait dit qu’ils étaient en vacances !

La journée a vite passé. Nous avons traversé l’île, endroit paradisiaque pour les amoureux de la nature et racontant sur son passage historique, la vie des familles ayant habité l’île. Le soir nous arrivâmes à Gaspé. Quand nous avons trouvé un Motel confortable, l’orage rafraîchissait notre soirée et nos vacances. Le lendemain, nous partîmes pour le parc de Forillon. Le poste de péage ne fonctionnait pas, car les employés s’affairaient à mettre à jour leur logiciel de facturation, l’entrée fut donc exceptionnellement gratuite.

Après quelques kilomètres, la route s’arrêtait là. Une randonnée pédestre nous y attendait, mais jamais nous ne la terminerions ! … Un ours, de bonne taille, nous surprit au détour du chemin. Sans demander notre reste et sans vouloir passer pour des héros posthumes, nous fîmes demi-tour, arrêtant là notre excursion. Ce grand quidam ne me laissa pas le temps de prendre de photo, car l’appareil sorti et prêt à fonctionner, l’ours disparaissait de l’autre côté du chemin… Même si la curiosité m’invitait à le rencontrer de plus près, Yin (mon amie) me priait de partir. Son vœu fut vite réalisé.

Après ce détour, nous reprîmes le chemin du retour, longeant cette merveilleuse côte, là où la mer rencontre le Saint-Laurent. À mi-chemin, on s’arrêta dans un petit restaurant que je conseille à tous les voyageurs qui aiment les fruits de mer, “le Matelot” (Restaurant de la baie des sables, 21 rue 132 Ouest, Baie des Sables, Qc, coordonnées GPS : N48 41.993’ W067 55.838’), sur la route 132, entre Matane et Mont-Joli. Si le restaurant ne paie pas de mine, ne vous y fiez pas. L’accueil est chaleureux et le plat choisi pour 2 personnes (le pirate) est fabuleux ! Deux Homards, pattes de crabe, moules, pétoncles, crevettes, etc., pour à peu près 69$… À ne manquer sous aucun prétexte ! La soirée se termina à Mont-Joli, dans un Motel 3 étoiles.

 Sur le chemin, nous prîmes le temps de nous arrêter plusieurs fois, admirer une dernière fois ce paysage envoûtant. Nous fîmes un saut à Québec où l’on préparait les festivités de la Saint-Jean, traversant le vieux Québec avec ses artisans et le charme d’une ville tranquille. Québec est la plus vieille ville fortifiée d’Amérique du Nord, mais aussi la seule… En rattrapant l’autoroute 2 heures plus tard, notre “chez nous” fut tout aussi réconfortant que ces vacances inoubliables. Déjà, des projets futurs s’ébauchent et s’imaginent pour nos prochaines vacances… Que le temps passe vite !

Carte du trajet de nos vacances tracée au GPS… soit 2267km.

Plus de 200 belles photos souvenirs de notre périple sont disponibles sur l’album de famille du mois de juin 2005. (Un login et un mot de passe sont nécessaires pour y accéder).

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Graduation de Yin / Yin’s graduation at Mc Gill University

 Félicitations à Yin pour son diplôme de comptable de la prestigieuse université de Mc Gill.
(Les photos sont disponibles dans l’album du mois de mai)

Congratulation to Yin’s graduation at Mc Gill University for her Accounting diploma!
(Nices pictures are available in the May’s Album)

 

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Mariage de Candy et Jean

 Candy et Jean se mariaient ce jour-là, sous un soleil de plomb ! Heureuse vie aux mariés en leur souhaitant avoir une grande famille…
(Les photos sont disponibles dans l’album “Les Briançonnais et les Angevins”)

 

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